Band 
Second volume.
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d’une lutte aussi inégale? Leur résistance devien-dra-t-elle le signal d’une guerre civile générale etacharnée? Telles sont les questions qu’on s’adresseà Zurich , au sein de la diète, dans les salons etdans les rues. Une douloureuse anxiété se peintsur les traits des bons citoyens, des ainis del’ordre; ils redoutent la lutte pour elle-même, etplus encore, peut-être, les suites de la victoire.Quant aux hommes ardens du parti des cam-pagnes, ils se réjouissent; sentant leur supériorité,ils ne voient là qu’une occasion d’en finir avecV incorrigible faction aristocratique. Pour les radi-caux, ils tressaillent d’espérance ; cette nouvellecomplication relève leur crédit en rallumant despassions qui commençaient à languir. Mais l’ordred’occuper Schwytz est donné; 12,000 hommes,sous la conduite du colonel Bontemps, entrentdans ce canton, l’arme au bras, et sans brûler uneamorce. Les petits-cantons, et Schwytz en parti-culier, ont senti trop tard toute l’étendue de leurirréparable faute ; paralysés par cette masse deforces imposantes, effrayés de leur isolement aumilieu de la Suisse démocratisée, ils ont craint d’ag-graver leur position, en essayant une résistance inu-tile. Terreur salutaire, qui a épargné à tout le paysde grands malheurs et d’inextricables embarras.