Band 
Second volume.
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510
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tendre de tous côtés; les populations du Vieux-Schwytz., travaillées d’avance par le gouvernement,se lèvent en masse, armées de mauvais fusils, defourches et de faux, pour soutenir l’occupation etdéfendre leur religion, qu’on veut leur prendre.La nouvelle de cet événement arrive à Zurich , oùsiégeait la diète, et y répand une surprise mêlée desentimens divers. Cette audacieuse infraction dela paix du pays , commise à l’instant même oùSchwytz vient de nommer des commissaires, char-gés d’arranger les différens à l’amiable, ces me-sures de violence, ce manque de loyauté, ne trou-vent pas un apologiste. Sur-le-champ la dièteprend, à l’unanimité, un arrêté qui convoque lepremier contingent des milices de la confédération,et enjoint au second de se tenir prêt à partir. Dèsle lendemain, à midi, six mille hommes du cantonde Zurich sont sur pied, complètement armés etéquipés, et la moitié est déjà en marche. 20,000hommes, accourus de toutes les parties de laSuisse , se trouvent, trois jours plus tard , réunis àLucerne , n’attendant que l’ordre d’occuper le can-ton insurgé. Que vont résoudre les petits-cantons?Vont-ils faire cause commune, et, se sentant sou-tenus par Bàle et Neuchâtel , ainsi que par lessympathies des villes , tenteront-ils les chances