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Second volume.
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danger fit trêve aux divisions, le pays, je le ré-pète, a été sauvé par les mesures vigoureuses de ladiète , et par cet élan unanime avec lequel les po-pulations ont répondu à son appel. On y a vu lapreuve qu’il existait pourtant, en Suisse , une au-torité supérieure aux partis et qui pouvait comp-ter , pour les comprimer, sur le concours de laforce publique. Ici, comme à l’étranger, on s’estconvaincu que les Suisses suffisaient à maintenir lapaix chez eux, et qu’il n’était pas besoin que lesvoisins les y aidassent. Leur organisation mili-taire a été également soumise, en celte occasion, àune épreuve décisive. En moins d’une semaine,quarante mille hommes ont été sous les armes, etj’ai vu des officiers français , d’un coup d’œil exer-cé , être frappés de la beauté et de la tenue mili-taire de plusieurs des contingens Malgré l’exal-tation politique de la plupart de ces milices, ellesont observé une exacte discipline dans les cantonsoccupés. Je crois nécessaire d’ajouter que, pen-dant toute la durée de celte session orageuse,l’ambassadeur de France n’a pas quitté la diète,dont les ministres et envoyés des autres puissances

i. Ou a remarqué entre autres ceux de Vaud , de Genève ,des Grisons , de Zurich et de Saint-Gall .