Band 
Second volume.
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se sont tenus éloignés par ordre. Mais demande-ront les gens rigoristes , la Suisse s’est-elle sauvéeselon les règles? Ce que la haute-diète a fait,avait-elle le droit de le faire? A cela je répondraiaffirmativement, quant à l’occupation des cantonsqui avaient rompu la paix du pays. L’ancien pactecharge la diète de la maintenir ou de la rétabliret cela ne peut se faire que par l’ocupalion. L’his^toire de la Suisse offre, d’ailleurs, un précédentde ce genre et c’est encore le canton de Schwytz qui le fournit. Au i5° siècle , ce canton, prenantparti pour la commune de Baar qui s’était révol-tée , assiégea Zoug et résista aux sommations descantons réunis. Ceux-ci mirent aussitôt dix millehommes sur pied , occupèrent le pays, et Schwytz fut condamné à payer mille florins pour les frais.Quant au droit de forcer un ou plusieurs cantonsà envoyer des députés en diète, je ne l’ai vu énoncénulle part, et les annales de la Suisse ne m’en ontpoint offert d’exemples. Mais ce droit que la dièten’avait pas, elle l’a pris et à bien fait. Il ne doitpas être libre à chacun des états formant une con-fédération, un corps politique, de se dispenser deses devoirs fédéraux, au gré des intérêts ou despassions du moment; il a contracté, en effet, en-vers ses co-états , des engagemens qui le lient tant