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rable. Là, le gouvernement en est venu au pointde faire casser, par le pouvoir législatif, les arrêtsdes tribunaux, et jusqu’aux décisions de la cour-suprême; et cependant force est encore aux gou-vernans de Berne , de plier sous la loi impérieusede la nécessité ; leur conduite récente envers lesréfugiés polonais en fait foi. Après les avoir armés,pour faire de la propagande à coups de fusil, ilsleur enjoignent de quitter le pays, les menaçant,pour s’en faire obéir, du ressentiment des popu-lations.
Mais après que la société ébranlée a repris peuà peu son équilibre et s’est replacée sur ses bases ,l’agitation, qui se prolonge à la surface, empêchelong-temps les observateurs prévenus, les espritsfroissés et les âmes passionnées de reconnaître leprogrès, et c’est encore là ce qu’on voit en Suisse .Pour moi qui ai foi à la raison publique et autriomphe de l’intérêt bien entendu , je me plais àcroire que, après avoir heureusement échappé à laguerre civile, aux mains des clubs, et à l’occupa-tion étrangère, qu’ils eussent rendue inévitable,ce pays, si intéressant sous plus d’un rapport,marche enfin vers des jours meilleurs.