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Second volume.
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<ies symptômes significatifs annoncent que laSuisse commence à sortir de cet état exceptionnel,pour rentrer peu à peu dans les voies régulières.Les gouvernemens révolutionnaires sont bien , endéfinitive , forcés de devenir conservateurs, et defaire de l’ordre pour se maintenir. Tout les y sertmerveilleusement ; l’accès de la fièvre politiquetombe par degrés; le besoin du repos se fait sentirdans les masses, dont l’éducation est d’autant plusprompte, que, nouvellement affranchies, ellesont commis plus de fautes. Les intérêts matériels,en souffrance, élèvent la voix et font taire les pas-sions déjà refroidies. C’est ce cpii arrive en Suisse ;la réaction morale, le retour aux idées saines etmodérées y est visible, et l’un des membres lesplus distingués de l’ancienne administration deZurich me disait : « Si nous volions au scrutin se-« cret dans le conseil, notre minorité de quarante« voix se grossirait bientôt assez pour se faire res-te pecter du nouveau pouvoir. » Tout récemment,les clubs du canton réunis, par députations, àWinterthur, viennent d’user, pour me servird’une expression célèbre, « les restes d’une voix<t qui tombe et d’une ardeur qui s’éteint. » Lecanton de Berne est celui de tous où l’aveugle-ment des passions politiques parait le plus incu-