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Tome vingt-deuxième.
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bre, Cas , Genre, Personne,

Concordance,Identité.

II y ad’autres accidents qui font pro-pres au verbe, & dont aucune autre ef-pece de mot n’est susceptible : ce sont lestemps & les modes ; les temps font lesdifférentes formes qui expriment dans leverbe les différents rapports d'existenceaux diverses époques que l’on peutenvisager dans la durée. Ainsi le choixde ces formes accidentelles dépend de lavérité des positions d u sujet , & nond’aucune loi de Grammaire ; & c’est peurcela que dans l’analyfe d’une phrasele grammairien n’est point tenu de rendrecompte pourquoi le verbe y est à tel outel temps. Voye\ TEMPS,

Les modes semblent tenir de plus prèsaux vues de la Grammaire , ou du moinsaux vues de celui qui parle. Perizonius ,no t. i. fur le chap. xiij du liv. I. dela Minerve de Sanctius , compare ainsiles modes des verbes aux cas des noms :Eodem plané modo se habent modi in■ verbis , quo cafus in nominibus. Utriqueconfistunt in divers s'terminationibus prodiverstate confiruclionìs. Utrique ab illdterminationum diverfd formâ nomenJuum accepêre , ut ìlti dicantur termina-tionum varii cafus , hi modi. Deniqueutrorumque terminationes sngulares ap-pellantur à potijjimo earum u/u , nonunico. II ne faut pourtant pas s’imaginerque l’on puisse établir entre les cas &les modes un parallèle soutenu , & dire ,par exemple , que l’indicatif dans lesverbes répond au nominatif dans lesnoms , l’impératif au vocatif, le subjonctifà l’accusatif, &c. on trouveroit peut-ëtreentre quelques-urs des membres de ceparallèle , quelque analogie éloignée ;mais la comparaison ne se soutiendroítpas jnsqu’á la fin , & le succès d’ailleursne dédommagèrent pas a fiez des atten-.tions minutieuses d’un pareil détail. 11 estbien plus simple de rechercher la naturedes modes dans l’usage que l’on en faitdans les langues 1 , que de s’amuser à des géné-ralités vagues , incertaines & stériles, i r ,I. On remarque dans les langues deuxespeces générales de modes , les uns per-sonnels & les autres impersonnels.

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Les modes personnels font ceux où leverbe reçoit des terminaisons par lesquellesil se met en concordance de personne avecle nom cu le pronom qui en exprime lesujet : facio , facis , facit , je fais , tufais, il fait ; facimus facitis , faciunt,nous faisons ; vous faites , ils font , c’estdu mode indicatif : faciam , facias , fa-ciat , je faste, tu fasses, il faste \sa~ciamus , faciatis , faciant , nous fassions ,vous fassiez , ils fassent , c’est du modesubjonctif ; & tout cela est personnel.

Les modes impersonnels font ceux oùle verbe ne reçoit aucune terminaisonpour être en concordance de personneavec un sujet : facere , faci/Jé , faire ,avoir fait , c’est du mode infinitif ; fa -cìens faclurus , faisant , devant faire ,c’est un mode participe ; & tout cela estimpersonnel.

Cette premiere différence des modesporte sur celle de leur destination dansla phrase. Les personnes, en Grammaire ,considérées d’une maniéré abstraite &générale , sont les diverses relations quepeut avoir à la production de la parolele sujet de la proposition ; & dans lesverbes ce sont les diverses terminaisonsque le verbe reçoit selon la relation ac-tuelle du sujet de ce verbe à la produc-tion de la parole. Voye\ Personne.Les modes personnels sont donc ceux quifervent à énoncer des propositions , &qui en renferment ce que les logiciensappellent la copule , puisque c’est seule-ment dans ces modes que le verbe s’i-dentifie avec le sujet, par la concordancedes personnes qui indiquent des relationsexclusivement propres au sujet considérécomme sujet. Les modes impersonnels aucontraire ne peuvent servir à énoncer despropositions , puisqu’ils n’ont pas la formequi désigneroit leur indentification avecleur sujet considéré comme tel. En effet ,Dieu est éternel , Jans que nous com-PRENjons, vous avrjeZ raisonyret iRE-toi , sont des propositions , desénonciations compjettes de jugements.Mais en est-il de même quand on ditécouter , avoir compris , une chanjonngtle , Auguste ay Ax T Fajt lapaix , Catilina devant 1 roscrire