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Tome vingt-deuxième.
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prit, & ne lui laisse ni tout voir ni toutdire. Voye\ SUBJONCTIF.

Si les considérations qui avoient déter-miné Sanctius, Ramus, Scioppius & M.Lancelot à ne reconnoître aucun modedans les verbes, font fausses , ou incon-séquentes , ou illusoires ; s'il est vrai d’ail-leurs que dans les verbes conjugués il y adiverses maniérés de signifier l'existenced’un sujet sous un attribut, ici directe-ment , là obliquement, quelquefois fousla forme personnelle , d’autres fois fousune forme impersonnelle , 6c. enfin , sil’on retrouve dans toutes ces maniérésdifférentes les variétés principales destemps qui font fondées fur l’idée essen-tielle de l’existence : c’est donc une néces-sité d’adopter, avec tous les autres Gram-mairiens , la distinction des modes , déci-dée d’ailleurs par l’usage universel detoutes les langues qui conjuguent leursverbes. ( B E.R.M.)

MODE , f. m. tn Musique , est la dis-position régulière de l’échelle, à l’égarddes sons principaux fur lesquels une piecede musique doit être constituée, & cessons s’appellent les cordes cJJ'entielles dumode.

Le mode différé du ton, en ce quecelui-ci n’indique que la corde ou le lieudu systeme qui doit servir de fondementau chant, & le mode détermine la tierce& modifie toute l’échelle sur ce ton fon-damental.

Le mode tire son fondement de l’har-monie : les cordes essentielles au modefont au nombre de trois , qui forment en-semble un accord parfait; i°. la tonique ,qui est le son fondamental du mode & duton. Voyei Ton 6 TONIQUE ; z Q . ladominante qui est la quinte de la tonique.Voye^ Dominante ; 3 0 . la médiante ,qui constitue proprement le mode , & quiest à la tierce de cette même tonique.Voyei MÉDIANTE. Comme cette tiercepeut être de deux especes, il y a aussideux modes différons. Quand la médiantefait tierce majeure fur la tonique , lemode est majeur ; mineur, si la tierce estmineure.

Le mode une fois déterminé , tous lessons de la gamme prennent chacun un

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nom relatif au fondamental & conformeà la place qu’ils occupent dans ce modelà : voici les noms de toutes les notes rela-tivement à leur mode , en prenant l’oc-tave à\it pour exemple du mode majeur ,& celle de la pour exemple du modemineur.

Mode majeur, ut , re , mi ,fa , fol ,' la , fì , ut,Mode mineur, la , Ji , ut , re , mi , fa, fol ,1a,

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11 faut remarquer que quand la septièmenote n’est qu’à un semi-ton de l’octave ,c’est-à-dire quand elle fait la tierce ma-jeure de la dominante, comme le jï na-turel dans le mode "majeur d ’ut, ou le fòldièse dans le mode mineur de la ; alorscette septième note s’appelle note sensible,parce qu’elle annonce la tonique , & faitsentir le ton.

Non-sculement chaque degré prend lenom qui lui convient, mais chaque i ter-tervalle est déterminé relativement aumode : voici les réglés établies pour cela.

i°. La seconde note, la quatrième , &la dominante, doivent toujours faire furla tonique une seconde majeure , unequarte & une quinte justes, & cela égale-ment da's les deux modes.

z Q . Dans le mode majeur, la médianteou tierce, la sixte & la septième doiventtoujours être majeures : c’est le caractèredu mode. Par la même raison ces troisintervalles doivent être mineurs dans lemode mineur ; cependant, comme il fautaussi qu’on y apperçoive la note sensible ,ce qui ne sc peut faire tandis que la sep-tième reste mineure, cela cause des ex-ceptions auxquelles on a égard dan* l’har-monie & dans le cours du chant ; mais ilfaut toujours que la clef avec ses transpo-sitions donne tous les intervalles déter-minés par rapport à la tonique, selon lecaractère du mode : on trouvera au mot