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Tome vingt-deuxième.
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baie ; dans l’os sacrum les sacrées : la der-niere vient de la coccygienne.

Les artères antérieures sont plus gran-des , & leurs anastomoses' plus considéra-bles. Elles naissent des mêmes artères queles précédentes dans le cou.

Plus bas que la seconde vertebre deslombes , il n’y a plus de distinctiond’arteres antérieures & postérieures , leligament dentelé qui les séparoit n’exis-tant plus.

De ces branches il faut distinguer lespetites artères, dont les unes vont auxvertèbres même , & à l’enveloppe grais-seuse de la moelle de Vépine , & d’autresaux ganglions des nerfs épineux , à la dure-mere de la moelle de Vépine , & à lagraisse qui la recouvre.

Les veines de la moelle de Vépine sontmoins bien connues. En général il y adeux sinus veineux qui accompagnent ladure - mere de cette moelle dans toutefa longueur, l’une à droite & l’autre àgauche. Une branche transversale les unità chaque vertebre , tant antérieurementque postérieurement, & forme autour dela moelle autant d’anneaux qu'il y a devertèbres.

Chacun de ces anneaux reçoit uneveine extérieure , qui dans le cou provientde la vertébrale profonde, dans le dos desintercostales , ensuite des lombaires & dessacrées.

Ces mêmes sinus donnent des branchesqui accompagnent les nerfs, & qui vonts’aboucher avec la veine spinale antérieure& avec la postérieure. Les sinus longitu-dinaux ne se terminent qu’au bas de l’ossacrum ; pour la veine elle ne passe pasplus loin que la moelle même.

La veine spinale antérieure communi-que avec les sinus pierreux inférieurs.

La veine vertébrale profonde , & labranche principale de la veine vertébrale ,qui est elle-même une branche de la sou-claviere , qui passe par les trous des apo-physes transversales des vertèbres du cou ,& qui se termine , ou par un canal decommunication , qui par le trou mastoï-dien va se réunir dans le sinus transversaldu cerveau, ou qui, au défaut de cette

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communication , se perd dans les muscles& les tégumens.

Quelques auteurs ont parlé des vais-seaux lymphatiques de la moelle de Vépine.Ils n’ont pas été suffisamment vérifiésencore.

La moelle de Vépine, étant la continua-tion de la moelle alongée, a lans doute lesmêmes fonctions. Les nerfs qui en naistènty rapportent fans doute les impressions desobjets extérieurs. Les luxations des vertè-bres , les autres accidens de la moelle deVépine détruisent le sentiment des partiesqui doivent leurs nerfs à cette queue. Lemême événement fuit les blessures, & lalésion de la moelle dorsale dans les expé-riences faites fur des animaux vivans.

C’eít également à la moelle de Vépineque les nerfs qui en naissent, doivent lepouvoir de produire du mouvement. Quandon comprime ou que l’on retranche lamoelle , ce sont exactement les parties quiperdent le mouvement , dont les nerfsnaistènt audestòus de la blessiire. La mortest inévitable & subite , quand on retran-che la moelle au haut du cou. La respira-tion devient impossible , quand l’opérationse fait au haut du dos. Les seules côtesinférieures perdent le mouvement, quandc’est plus bas, & les seules extrémités in-férieures quand c’est dans les lombes. Ga-lien a cru remarquer même que la partiedroite feule perdoit le mouvement quandon divisoit la moitié droite de la moelle.

II en est de même de l’irritation ; ellemet en jeu les muscles qui sont au-destbusde la partie irritée. On a vu qu’en irri-tant la moelle successivement plus bas, laproportion des parties mises en convulsionétoit la même que la longueur de la moellesous la partie irritée. Les convulsions sontuniverselles quand l’irritation se fait auhaut de la nuque.

De ces phénomènes cependant on nepouvoit pas conclure avec justesse que lesiégé de î’ame est dans la moelle de Vépine ;l’ame ne perd rien de ses facultés quandla moelle de Vépine est comprimée , & queles parties inférieures ont perdu le senti-ment & le mouvement. Au lieu que lesembarras quelconques du cerveau trou-blent l’exercice des façultés de l’ame. Le<

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