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Tome vingt-deuxième.
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expériences que je viens de rapporter,prouvent uniquement que les nerfs desparties inférieures ne fauroient représenterleurs impressions à l’ame , ni transmettrela cause dn mouvement aux muscles, quandla moelle de l'e'pine a souffert jusqu'à uncertain point. ( Ii. D. G. )

Moelle des plantes ; ( tìotan.)c’est une substance molle , spongieuse quise trouve au milieu de quelques arbres &autres plantes, comme dans le sureau &dans la tige de Fhéliotrope. Grew pensed’après Hook , que la moelle est unamas de plusieurs petits bouillons, dontle mouvement latéral & le mouvement per-pendiculaire élèvent le suc, & font croîtrela plante , tant en grosseur qu’en hauteur ;mais cette idée ne paroît être qu’une purehypothèse. (D. J.)

Moelle des pierres , ( Hisi. nat . )Voyei Mhdvlla saxorum. On aquelquefois donné à la marne le nom demoelle de terre.

MOELLEUX , EU SE , adj. rempli demoelle. II y a des os qui font plus moel-leux les uns que les autres.

Moelleux. On dit en Peinture , unpinceau moelleux , moelleusement peint,lorsque les coups de pinceau ne sont pastrop sensibles , mais qu’ils sont bien fondusavec les couleurs qui expriment l’objet sanscependant en détruire l’esprit: c’est l’op-posé de sec.

MOELLON ou MOILON, s. m.( Ma^onn. ) c’est la moindre pierre quiprovient d’une carrière : il y en a ausside roche , qu’on nomme meuliere ou mo-liere. Le moellon s’emploie aux fonde-mens, aux murs de médiocre épaisseur ,& pour le garni des gros murs : le meil-leur est le plus dur, comme celui qui vientdes carrières d’Arcueil. Vitruve nommetoute sorte de moellon , cœmenta.

MOELLON , ( Manus, de glaces ) onappelle moellons , dans les manufacturesdes glaces , des pierres qui servent áadoucir les glaces de petit volume.

II y en a de deux sortes, les moellonsd’assiete , & les moellons de charge.

Onnomm ^moellons d'ajjìette une pierrede liais d’environ deux piés de long , dix-huit à vingt pouces de large , & deux à

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trois d’épaisseur , sous laquelle on mas-tique , avec du plâtre , une des glacesqu’on veut adoucir.

Le moellon de charge est une pierrecommune dont celle de liais est couvertepour lui donner plus de poids & de forcedans le frottement ; il est de la figure d’unmoellon d’assiete, mais épais &: aussi pesantqu’il est convenable pour qu’un seul ou-vrier puisse le mouvoir & tourner de toussens fur la glace de dessous. Quatre .grosboutons ou boules de bois posées aux quatrecoins servent à le tenir pour lui donnerle mouvement. Voye^ GLACE.

MOELLONNIER, s. m. {Carrier.)ces ouvriers ont plusieurs coins à séparerla pierre : le moëllonnier est le plus petit ;il a i8 pouces de long , & pèse 20 à 22livres.

MOEN, ou MOONE, ou MOW, ouMUEN, ou MONE-D ANOISE,( Geog. ) en latin Mona danica , île duroyaume de Dannemarck, dans la merBaltique , Stege en est la capitale. II y adans cette île une forteresse & plusieursvillages. Long. 30. 40'. lat. 54. 56. à 55L8'. {U. J.)

MŒNUS, {Geog. anc.) fleuve de laGermanie , selon Pline ; il est appelleMenus par Ammien Marcellin ; Mœnispàr Pomponius Mêla ; & Mogonum parles écrivains du moyen âge. II conserveson ancien nom ; c’est le Meyn , rivierede Franconie. {D. J.)

M O E R ES, f. f. {Soierie. ) voye%Moire.

MOERIS, LA , ( Geogr. ) lac d’E-gypte à l’occident du Nil. Le roi Mœrisle fit construire pour obvier aux irrégu-larités des inondations du Nil.

Hérodote, /• II. c. cxl. fur la bonnefoi des gens du pays, lui donne 180 lieuesde circuit. Diodore de Sicile , /. I. p. 47 ,répete la même chose, & cette erreura été regardée comme un fait incontes-table par M. Bossiiet : cependant Pom—ponius Mêla mieux informé , ne donne àce lac que 20 mille pas de tour , qui fontà-peu-près 10 ou 12 lieues communes.Mœris , dit cet historien latin, aliquanàacamp us , n un c lacus viginti millia pajsuumin circuitu païens , & c’est aussi ce qui a