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Tome vingt-deuxième.
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qui esc divisé en cinq baronies, & qui a34 milles dê longueur fur 20 de largeur ;c’est un pays montagneux , & couvert deforêts. La petite ville de Monaghan en-voie deux députés au parlement d’Irlande.Elle est à 15 milles S. O. d’Armagh.Long. io. 36. lat. $4. 12. (D. J.)

MONALUS, ( Geog. anc. ) riviere deSicile ; elle a fa source dans les monta-gnes Nébrades , & son embouchure fur lacôte septentrionale. On l’appelle aujour-d’hui Pollina. ( D. J.)

MONARCHIE , s. f. ( Gouvernementpolit. ) forme de gouvernement où un seulgouverne par des loix fixes & établies.

La monarchie est cet état dans lequella souveraine puissance , & tous les droitsqui lui font essentiels, réside indivisémentdans un seul homme appelle roi , monar-que ou empereur.

Etablislòns, d’après M. de Montesquieu,le principe de ce gouvernement, son sou-tien , & sa dégénération.

La nature de la monarchie consiste ence que le monarque est la source de toutpouvoir politique & civil , & qu’il régitseul l’état par des loix fondamentales ; &car s’il n’y avoit dans l’état que la volontémomentanée & capricieuse d’un seul sansloix fondamentales , ce feroit un gouver-nement despotique , où un seul hommeentraîne tout par sa volonté ; mais lamonarchie commande par des loix dontle dépôt est entre les mains de corps po-litiques , qui annoncent les loix lorsqu’ellesfont faites, & les rappellent lorsqu’on lesoublie.

Le gouvernement monarchique n’a pas,comme le républicain , la bonté des mœurspour principe. Les loix y tiennent lieu devertus, indépendamment de l’amour pourla patrie , du désir de la vraie gloire , durenoncement à foi - même , du sacrificede ses plus chers intérêts , & de toutesles vertus héroïques des anciens dont nousavons seulement entendu parler. Lesmœurs n’y font jamais austî pures que dansles gouvernements républicains ; & lesvertus qu’on y montre font toujours moinsce que l’on doit aux autres que ce quel’on fe doit à soi-même. Elles ne fontpas tant ce qui nous appelle vers nos con-

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citoyens, que ce qui nous en distingue ;l’honneur , c’est-à-dire , de préjugé dechaque personne & de chaque conditionprend , dans la monarchie, la place de lavertu politique, & la représente. 11 entredans toutes les façons de penser , & danstoutes les maniérés de sentir, II étendou borne les devoirs à fa fantaisie , soiequ’ils aient leur force dans la religion ,la politique ou la morale. Il y peut ce-pendant inspirer les plus belles actions;il peut même , joint à la forme des loix ,conduire au but du gouvernement commela vertu même.

Telle est la forme du gouvernementmonarchique, qu’elle use à son gré detous les membres qui la composent. Com-me c’est du prince seul qu’on attend*desrichesses, des dignités, des récompenses,l’emprestbment à les mériter fans l’appuide son trône. De plus, les affaires étanttoutes menées par un seul, Tordre, ladiligence , le secret, la subordination , lesobjets les plus grands, les exécutions lesplus promptes en font les effets assurés.Dans les lecoustes même, la fureté duprince est attachée à Tincorruptibilité detous les différens ordres de T état à la fois ;& les séditieux qui n’ont ni la volonté ,ni l’espérance de renverser Tétât, ne peu-vent ni ne veulent renverser le prince.

Si le monarque est vertueux , s’il dis-pense les récompenses & les peines avecjustice & avec discernement , tout lemonde s’empreste à mériter ses bienfaits,& son régné est le siecle d’or ; mais si lemonarque n’est pas tel, le principe quisert à élever l’ame de í’es sujets pour par-ticiper à ses grâces, pour percer la foulepar de belles actions , il dégénéré en bas-leste & en esclavage. Romains, vous triom-phâtes fous les deux premiers Césars >vous fûtes fous les autres les plus vils desmortels.

Le principe de la monarchie se corromptlorsque les premieres dignités font les mar-ques de la première servitude ; lorsqu’onôte aux grands le respect des peuples, &qu’on les rend les instrumens du pouvoirarbitraire.

11 se corrompt, lorsque des âmes sin--guliérement lâches, tirent vanité de- la?