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ruineux ; pour réparer les sortîmes qu’ilcoûte , il est essentiel de favoriser de plusen plus les commerces utiles.
Ce qui constitue la valeur réelle d’unepiece de monnoìe , c'est le nombre desgrains pesant d’or fin ou d’argent finqu’elle contient. Une piece d’or du poidsd’une once à 24 karats, contient centcinquante-deux grains pesant d’or fin , &vingt-quatre grains d’nlliage. Une pieced’or à 22 karats, pesant une once , unonce , un denier , & deux grains, fera deméme valeur intrinsèque que la premiere,h seule différence consistant dans lesvingt-fix grains d’alliage qu’elle contientde plus que la premiere , & qui ne fontcomptés pour rien. Ce n’est pas qu’unorfevre qui auroit besoin d’or à 23 ka-rats pour son travail, ne payât plus cherdans le commerce la piece d’or à 23 karatsque l’autre , de toute la dépense qu’il fau-droit faire pour affiner celle à 22 karats:mais aussi la fabrication de la piece à 23karats auroit monté plus cher du montantde cette même dépense ; les mines ordi-naires ne produisant point d’or au-destusde 22 karats ; outre que l’emploi de l’ortrès-fin est rare dans le commerce ; ilfaut encore observer, que si l’on avoirbesoin d’or à 24 karats , la piece d’or à 24karats coûteroit autant d’affinage que lapiece d’or à 22 karats. {Le Chevalier deJauco urt.)
Monnoìe de billon , ( Monnoies. )On entend par monnoìe de billon > desespeces d’argent qu’on a altérées par lemélange du cuivre. Il y a deux sortes demonnoies de billon : l’une est appeîléemonnoìe de haut billon , & comprend lesespeces qui font depuis dix deniers de loijusqu’à cinq ; l’autre se nomme monnoìedu bas billon , à laquelle on rapportetoutes les especes qui font au-deílous desix deniers de loi.
II est douteux qu’en France on se soitservi de monnaie de billon sous la pre-miere & fous la seconde race ; mais versle commencement de la troisième raceavant saint Louis , on trouve quelquesdeniers d’argent bas ; & depuis saint Louis,on ne trouve plus que des deniers de basbillon.
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Les blancs, les douzains, les liards,les doubles, les deniers, les mailles, lespites, son autant de monnoie de billondont on s’est servi dans ce royaume, fousla troisième race. ( D. J. )
Monnoìe de cuir, {Monnoie rom.).éEschine & Aristide nous apprennent queles Carthaginois se font servis de mon-noie de cuir. Les Romains commencerontpar se servir de monnoie de terre cuite& de cuir. Cette derniere a été appeîléeafl'es fcortei ; elleétoit en usage à Rome,avant le régné de Numa, suivant le té-moignage de Suétone , cité par Suidas ;fauteur anonyme du petit traité de rébusbellìcis , imprimé à la fuite de la noticedes dqux empires, ajoute qu’on impri-moit une petite marque d’or fur ces piecesde cuir qui tenoient lieu de monnoie dansle commerce ; formatos è coriis orbes ,auro modico fignaverunt. Ensuite Numaintroduisit Tissage des pieces de bronze ,qu’on prenoit au poids en échange desmarchandises & des denrées ; cela durajusqu’au temps de Servius Tullius, qui lepremier les fit frapper, & y fit graverune certaine marque. On peut voir cequ’ont dit fur ce sujet Saumaise, de ufur.pag. 443. & Jeqq. & Sperlingius, de num -mis non cufis , pag. 201. & 221.
Nous connoissons encore chez les mo-dernes de la petite monnoie de cuir , quela nécessité obligea les Hollandois de re-nouvelles dans le dernier siecle , lorsqu’ilsdéfendoient leur liberté contre la tyranniedu roi d’Espagne. Voyei, pour preuve,Monnoie obsidionale. {D. J.)
Monnoie obsidionale , {Hist.rnilit. ) on appelle de ce nom une mon-noìe communément de bas-alloi, de quel-que métal, ou autre matière , formée &frappée pendant un triste siégé , afin desuppléer à la vraie monnoie qui manque ,& être reçue dans le commerce par lestroupes & les habitans, pour signe d’unevaleur intrinsèque spécifiée.
Le grand nombre de villes assiégées oùTon afrappé pendant les xvj. & xvij. siéclesde ces sortes de pieces, a porté quelquesparticuliers à en rechercher Torigine,ssesprit, & futilité. II est certain que Tu-, sage de frapper dans les villes assiégées des