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qu’elles procurent les avantages que l’onen efpere. II ne s’agit que de prendre leparti le plus propre à produire cet effet,salus urbis , fuprema lex esto.
Au relie , il ne faut pas confondre cequ’on appelle monnoìes obfidionales , avecles médailles frappées à l’occaíìon d’unsiégé, & de ses divers événements , oude la prise d’une ville ; ce font des chosestoutes différentes. ( D. J.)
Monnoie des Grecs , ( Monnaiesancien. ) les Grecs comptoient par dra-chmes , par mines, & par talents. Mais,selon les différents états de la Grece , lavaleur de la drachme étoit différente , &par conséquent celle de la mine , & dutalent à proportion. Cependant la mon-noie d’Athènes, étant celle qui avoit leplus de cours, fervoit, pour ainsi dire,de mesure ou d’étalon à tontes les autres.De-là vient que quand un historien grecparle de talens , de mines , ou de drach-mes fans désignation , il faut toujours sup-poser qu’il s’agit de la monnoie d’Athe-nes , que s’il en entendoit d’autre , ilnommerait le pays.
Voici cependant la proportion des dra-chmes d’Athènes à celle des autres con-trées. La mine de Syrie contenoit 25drachmes d’Athènes ; la mine ptolémaï-que33 ] ; celle d’Antioche & d’Euboé ioo;celle de Babylone né ; celle de Tyr133 j ; celle d’Egine & de Rhodes 166Le talent de Syrie contenoit 15 minesd’Athènes, le ptolémaïque 20 , celuid’Antioche 60 , celui d’Euboé 60 pareil-lement , celui de Babylone 70 , celui deTyr 80 , celui d’Egine & de Rhodes 100.
M. Brerewood en suivant les poids desOrfèvres , né fait valoir la drachme atti-que que la drachme de son poids d’aujour-d’hui, qui fait la huitième partie d’uneonce ; de cette maniéré il en rabaisse lavaleur à sept fols & demi monnoie d’An-gleterre : mais le docteur Bernard , qui aexaminé la chose avec plus d’exactitude ,donne à la drachme' attique moyenne , lavaleur de huit fols & un quart monnoied’Angleterre , & aux mines & aux talentsà proportion. La table suivante mettrafous les yeux le calcul de ces deux savans.
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Monnaies d''Athènes,filon Brerewood.
Isi. ch. f.
La drachme ..... 7Ì
Cent drachmes faifoient la
mine. 3 26
Soixante mines faifoient le
talent . ‘ . . . . . 187 10
Le talent d’or fur le pié de
16 d’argent .... 3000
Monnaies d’Athènes , filon Bernard.
La drachme ..... 8*
Cent drachmes faifoient la
mine.. 389
Soixante mines faifoient le
talent ■ 206 ;
Le talent d’or à raison de
16 d’argent .... 2200{D. J.)
Monnoìes des Romains , ( Hist.rom. ) La pauvreté des premiers Romainsne leur permit pas ce faire battre de lamonnoie ; ils furent deux siécles fans enfabriquer , fe servant de cuivre en massequ’on doncoit au poids : Numa pour uneplus grande commodité', fit tailler gros-sièrement des morceaux de cuivre dupoids de douze onces fans aucune marque.On les nommoit , à cause de cette formebrute , as rudis : c’étoit là toute la mon-noie romaine. Long-temps après ServiusTullius en changea la forme groíliere en'pieces rondes du même poids & de lamême valeur , avec l’empreinre de la fi-gure d’un bœuf ; on nommoit ces piecesas libralis & libella , à cause qu’clles pe-foient semblablement une livre ; ensuiteon les subdivisa en plusieurs petites pieces,auxquelles on joignit des lettres , pourmarquer leur poids & leur valeur , pro-portionnellement à ce que chaque piecepefoit. La plus forte étoit le d écu.fis , quivaloit & pefoit dix as , ce qui la fit nom-mer denier ; & pour marque de fa valeur,il y avoit dessus un X. Le quadrujjif va-loit quatre de ces petites pieces , le tri-cu/fis trois ; ,1e sesterce deux &; demi : ilvalut toujours chez les Romains le quartd’un denier , malgré les changements qui.arriveront dans leurs monnaies , & pour-