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on donna le nom de cornes facrarum largì-tionum.
Cet officier avoir Pinspection sur tousceux qui étoient préposés pour la fabrica-tion des monnaies , d étoit auííi le déposi-taire des poids qui servoient à peser l’or &Pargent. & c’étoit par son ordre qu’on en-voyeur dans les provinces des poids étalon-nés fur Poriginal , comme il se pratiqueactuellement à la cour cics monnoies , seuledépositaire du poids original de France.
Telle étoit la forme du gouvernementdes Romains , par rapport aux monnoies ;lorsque Pliaram. nd,premier roi de France,s’empara de Trêves qui leur appartenoit ;il suivit , ainsi que ses successeurs, la po-lice des Romains pour les monnoies.
Vers la fin de la premiere race, il y avoirdes monnoies dans les principales villes duroyaume , qui étoient feus la direction desducs & comtes de ces villes , mais toujoursfeus Pinspection du cornes facrarum largi-tionum , ou des généraux des monnaies ,que le bien du service obligea de substituerà Pintendant général.
Ces généraux des monnoies furent d’a-bord appelles monetarii, on les appelioit en1211 , Lt dans les années suivantes, ma-gijìri monetee , & en françois , maîtres desmonnoies \ ces maîtres étoient d’abord tousà la fuite de la cour parce qu’on ne fabri-quoit les monnoies que dans le palais desrois ; ils étoient commensaux de leur hôtel,& c’est de-là que les officiers de la courdes monnoies tirent leur droit de cornmit-timus.
Depuis que Charles-le-Chauve eut éta-bli huit hôtels des monnoies , il y eut au-tant de maîtres particuliers des monnoiesau-dessus desquels étoient les autres maî-tres , qu’on appella pour les distinguer ,maîtres généraux des monnoies par-tout leroyaume de France, ou généraux maîtresou généraux des monnoies.
En 1359 , le roi les qualifioit de ses con-seillers , ils font même qualifiés de préfidensdans des lettres de Charles le Bel de 1322,& dans des comptes de 1473 & 1474, ilslont qualifiés d efres.
Le nombre des généraux des monnoies abeaucoup varié : ils étoient d’abord au nom-bre de trois ; & c’est dans ce tçms } qu’ils
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furent unis à incorporés avec les maîtresdes comptes qui n’étoient pareillementqu’au nombre de trois , & avec les tréso-riers des finances qui étoient aussi en pareilnombre , & placés dans le palais à Paris,au lieu où est encore présentement la cham-bre des comptes.
Ces trois jurMictions différentes quicomposoient anciennement la chambre descomptes, ccnnoissoient conjointement &séparément, suivant P exigence des cas dumaniement & distribution des finances , decelui du domaine qu’on appelioit trésor desmonnaies , d’où a été tirée la chambre desmonnoies; cela se justifie par diverses com-missions , dont l’adresse leur étoit faite encommun par nos rois.
Les généraux des monnoies avoient dansl’enceinte de la chambre des comptes leurchambre particulière , dans laquelle ilss’assembloient pour tout ce qui cor.cerrioitle fait de leur jurifdiction , & même poury faire faire les estais & épreuves des de-niers des boîtes qui leur étoient apportées,par les maîtres & gardes de toutes lesmonnoies du royaume.
Constant qui écrivoit en 16^3 , dit qu’iln’y avoit pas long-tems que l’on voyoikencore dans cette chambre des vestiges defourneaux, où les généraux faisoient faireles essais des deniers des boites & denierscourans.
II y a même actuellement dans Pinté-rieur de la cour des monnoies , un en-droit destiné à faire lesdits essais.
En 1296, il y avoit quatre générauxdont un étoit maître de la monnoie d’cr,on n’en trouve plus que trois en 1315 ,ils étoient quatre en 1346 ; l’année sui-vante ils furent réduits de même à quatrepar Charles V. alors régent du royaume ;il établit en 1338 un gouverneur & sou-verain maître des monnaies du royaume ,mais son administration dont 011 ne futpas content ne dura qu’un an ; il y eneut cependant encore un semblable en
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Pour ce qui est des généraux , ce mêmeprince en mit un cinquième en 13^9 ; &dans la même année il en fixa le nombreà huit , dont six étoient pour la langued’Oil en pays coptumier , & résidoient
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