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à Paris , les deux autres étalent pour ren-dre la justice en qualité de commissairedans les provinces de la langue d’Oc ou paysde droit écrit.
Les trois corps d’Officiers qui se réunis,soient à la chambre des comptes , ayantété augmentes , cela donna lieu à leurséparation, ce qui arriva vers rz;8 , alorsla chambre des monnaies fut placée au-dessus du bureau de la chambre des comp-tes , austi-bien que leur greffe Sc parquet,& ce tribunal tint en cet endroit ses séan-ces jusqu’en r 686 , que la cour desmon-noies fut transférée au pavillon neuf dupalais du côté de la place Dauphine , oùelle commença à tenir ses séances au moisd’Octobre de ladite année ; Sc depuis cetemps, elle les a toujours tenues dans lemême lieu.
Pour revenir aux généraux , l’augmen-tation qui avoit eu lieu fut confirmée parleroi Jean en 1361, Sc ils demeurèrent dansle même nombre de huit , jusqu’à ce queCharles V. en 13/8 les réduisit à six. Char-les VI. en 1381 n’en nomma que cinq entitre , Sc un sixième pour suppléer en l’ab-sence d’un des cinq qui étoit échevin. Ilsfurent cependant encore depuis au nombrede six, St même en 1388 Charles VI.ordonna qu’il y en auroit huit ; savoir, sixpour la langue d’Oil, Sc deux pour la lan-gue d’Oc , il réduisit en 1400 ceux de lalangue d’Oil à quatre, Sc confirma ce mêmenombre en 1413.
Lorsque les Anglois furent maîtres deParis fous Charles VI. les généraux desmonnoies transférèrent leur chambre àBourges , où elle demeura depuis le 27Avril 1418 , jusqu’en 1437 qu’elle fut ré-tablie à Paris après Fexpulsion des An-glois ; il y eut néanmoins pendant ce tempsune chambre des monnoies , tenue à Pa-ris par deux généraux Sc un commissaireextraordinaire qui étoient du parti desAnglois.
Tous ces officiers étant réunis, lorsque lachambre fut rétablie à Paris, Charles Vil.trouva qu’ils étoient en trop grand nom-bre ; c’est pourquoi en 1443 il les réduisità sept , ce qui demeura sur ce pied jus-qu’en 1453 qu’il les réduisit à quatre.
Louis XI. les jnaintint de même ; mais
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Charles VIII. en 1463 en fixa le nom-bre à six , Sc en 1494 il en ajouta deux.
Ce nombre de huit ne paraissant passuffisant à François premier , il créa enr; 22 un président Sc deux conseillersde robe - longue , ce qui faffoit en toutonze personnes , un président Sc dix con-seillers.
Les premiers généraux des monnoiesjugeaient Sc connoissoient de la bonté desmonnoies de nos rois , Sc même de cellesdes seigneurs auxquels nos rois a voientaccordé la permission de faire battre mon-naie ; c’étoit les généraux qui réglaientle poids, l’aloi, Sc le prix des monnoiesde ces seigneurs, Sc qui pour cet effet enfaisaient la visite.
Du temps de Philippe-le-Bel les sei-gneurs hauts-justiciers connoislòient, dansleurs terres , des abus que l’on faisait desmonnoies , soit en en fabriquant de fausses,ou en rognant les bonnes, ils pouvaientfaire punir le coupable , Philippe-le-Belaccorda même aux seigneurs hauts-justi-ciers la confiscation des monnoies dé-criées que leurs officiers auraient sai-sies , il ne leur en accorda ensuite quela moitié.
Mais le roi connaissait seul par ses offi-ciers des contestations pour le droit debattre monnaie , ils avaient aussi seuls laconnaissance & la punition des coupablespour monnoies contrefaites à son coin , &les officiers que les seigneurs nommaientpour leurs monnoies dévoient être agrééspar le roi, & reçus par les généraux.
Philippe-le-Bel, LouisHutin , Philippe-le-Long , Charles IV. Philippe de Valois,Charles VIL & en dernier lieu Françoispremier , ayant ôté aux seigneurs le droitde battre monnoie , les généraux des mon-noies , & autres officiers royaux qui leurétoient subordonnés , furent depuis cetemps les seuls qui eurent connaissance dufait des monnoies.
Charles V. étant régent du royaume,renouvella les défenses qui avaient étéfaites à tous juges de connaître des mon-noies , excepté les généraux & leurs dé-putés.
Ces députés étoient quelques-uns d’en-tr’eux qu’ils envoyaient dans les provinces