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qu auparavant on ne pouvoit les marquerque par sept ou huit coups, dont s un gâtoitbien souvent l’empreinte des autres.
Des avantages si sensibles firent qu'eni 6 do on commença à Paris de ne plus seservir que du balancier & des autres ma-chines néceíîâires pour monnayer an mou-lin ; & qu'au mois de Mars 1645 on sup-prima entièrement en France l’usage dumonnayage au marteau. Pour lors Vvffrinfut nommé maître & directeur généraldes monnoies dans le royaume , & nos es-paces devinrent si belles & si parfaites ,quelles ont été admirées de toutes les na-tions policées.
A cette invention on en a ajouté uneautre , qui est celle de marquer un cord nfur la tranche des espaces d’or & d’ai'gent,en même terris qu’on marque la pile. Lamachine servant à cet usage a été inventéepar le sieur Castaing , ingénieur du roi ,& l’on commenta à l'employer en 168).(D. J.)
M ON N OTAGE , {Art de fabriquer lesmonnoies. ) On monnoyoít anciennementles espaces au maireau ; cette manuten-tion a été abandonnée dans presque tou-tes les parties de l’Europe ; on fuit main-tenant en France , en Angleterre , Ùc.celle du laminoir &ê du balancier , commemoins coûteuse, plus prompte & bien plusparfaite. Mais , pour suivre cet art avecordre , commençons de l’instant où lemonnayage au marteau a été abandonné ,& ce qui y a donné lieu. Jusqu’an régné deHenri II. on s’étoit toujours servi du mar-teau dans les monnoies de France : ce futce prince, qui le premier ordonna en 1553que l’on sabriqueroit des tartoufìes au la-minoir dans son palais. Personne ne douteplus que í’inventeur du laminoir , appeiléanciennement & aujourd’hui par les ou-vriers , mouíin , ne fût Antoine Brucher,non Aubry Olivier, qui n’en étoit quel’inspecteur ou conducteur.
Henri III. en 1 “> 85 , rétablit la manu-tention du marteau , & la fabrication aulaminoir ne servit plus que pour les médail-les , les jetons , & lespieces de fêtes ou deplaisirs.
Enfin , l’ancienne maniéré fut entiére-pjçnt abolie par Louis XIV. qui par son
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édit du mois de Mars 1644 , défendit amtouvriers & autres officiers des monnoies defabriquer -aucune monnoie ailleurs ni au-trement , que par la voie du laminoir , &ce pour rendre toutes les monnoies uni-formes , & éviter tous les abus qu’on pou-voir si laciLment commettre, & qui conti-nuellement s’int.. duiíbient dar.s la fabri-cation au ir a: tcau.
Un a continué depuis ce tems à fe ser-vir du laminoir dans tous les hût-.ls desmonnoies de 1 rance , la commodité desouvriers & la beauté de l’ouvrage s’y trou-vant égaicmer t. bon effet est trop íûr pourne pas regarder le monnayage au marteaucomme anéanti pour toujours , quoiquel’on s’en serve encore en Flolhmde.
Pour le monnayage au laminoir & aubalancier , il faut poinçon des matrices oudes carrés avec lesquels on puisse imprimerfur les flancs, c’eít-à-dire fur les mor-ceaux de métal disposés à recevoir l’effigied u prince , 011 les autres marques & légen-des qui caractérisent les espaces , & quirèglent leur poids & leur prix. Ayant ex-pliqué ailleurs la maniéré de les tailler &de les graver , on ne la répétera pas ici.Voyei Poinçon , Matrice , Carré,Légende.
Les monnoyeurs ne fabriquent pointd’especes d’or & d’argent fans alliage , &mettent toujours du cuivre avec ces deuxmétaux. Les raisons de ces coutumes fontla rareté de ces métaux, la nécessité deles rendre plus durs par le mélange de quel-que corps étranger ; & en outre par cemoyen d’éviter les dépenses de la fabrica-tion qui se doivent prendre fur les espacesfabriquées. Hbycç ALLIAGE.
II y a deux fortes d’alliages qui se fontdans la fabrique des monnoies : l’un quand011 emploie des matières d’or & d’argent,qui n’cnt point encore servi pour le mon-nayage : & l’autre , lorsque l’on fond en-semble diverses sortes d’especes ou de lin-gots de différons titres, pour en faire unenouvelle monnoie.
L’évaiuation 011 plutôt la proportion deí’alliage avec le fin , est facile dans le pre-mier cas ; mais elle a plus de difficulté dansle second. Tous les auteurs qui ent traitédçs monnoies, ont donné des tables pour