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Tome vingt-deuxième.
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faire cette réduction ; & les calculs don-nent aussi des méthodes & formules d’al-liage , dont on peut se servir. V. Régléd’alliage.

Voici une méthode que l’on suit assezcommunément : quand on veut faire unalliage ou plutôt l’évaluation de l’alliagepour ajouter ou diminuer ce qui manqueau titre , on dresse un bordereau des ma-tières qu’on veut fondre , contenant leursqualités, leur poids & leurs titres ; on par-tage ensuite ce bordereau en deux autres,dont l’un comprend toutes les matières quifont au-dessus du titre auquel se doit fairela fonte ; & l’autre , toutes celles qui fontau-dessous.

Ayant calculé chaque bordereau sépa-rément , on voit par le calcul des pre-mières ce que les matières fortes de titreont au-dessus, du titre o ..donné ; & par lecalcul du second, ce qu , les matières foi-bles ont au-dessous ; eníòrte que les deuxrésultats étant comparés , on lait précisé-ment par une soustraction , combien il fautajouter ou de lin ou d’alliage pour réduiretoutes les matières au titre réglé par la nou-velle fonte.

A l’égard de la fonte, si c’est de la mon-noie d’or , elle se fait dans les creusets deterre , de peur que l’or ne s’aigrisse ; maissi c’est de l’argent, du billon ou du cuivre,on se sert de creuset de fer fondu , en ma-niéré de petits seaux fans anses ou decasses. Voyei Creuset.

Deux sortes de fourneaux font proprespour la fonte des monnoies ; ceux à vent,& ceux à soufflet. Voye[ Fourneau aMONNOYER.

Quand l’or , l’argent, ou les autres mé-taux font en bain, c’est-à-dire entièrementfondus , on les brasse avec des cannes oubraíseirs de terre cuite , appelles quilles ,pour l’or , & de fer , pour l'argent , billon& cuivre.

En cet état on les coule dans les moulesou châssis pour faire les lames ; ce qui sefait de la même maniéré que les fondeursen fable , tant pour les massifs , que pourla maniéré de corroyer la terre & d’y ar-ranger les mcdeles. Voyei Fonderie ,Châssis & Moule.

Les modelés des monnoies font des la-

Toine XXII.

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mes de bois élevées de relief fur la planchegravée , voyeç Planche gravée , lon-gue d’environ quinze pouces, & à-peu-prèsde l’épaisseur des efpeces à fabriquer. Les *moules pour l’or & l’argent en ont commu-nément sept pour le tour des louis, écus,

& dix pour les demi-louis & petites piecesd’argent ou de billon ; on en fait à propor-tion pour le cuivre, ssòycç Moule. Laseule différence qu’il y a entre la maniéréde jetter l’or en lame & celle dont on sesert pour les autres métaux , c’est que l’ar-gent , billon ou cuivre se tirent des creu-sets avec de grandes cuillers à long man-che , yoye[ Cuiller , pour les verser parle jet du moule ; & que pour l’or on se sertde tenailles à croissant, faites comme cellesdes fondeurs, avec lesquelles on porte aussicomme eux le creuset tout plein d’or enbain pour en remplir le moule. Voye\ TE-NAILLEA CROISSANT.

Monnayage au. laminoir. Les lamesayant été retirées des moules , les partiesbaveuses en font emportées avec une serpe,ce que l’on appelle e'barber ; on les gratte& nettoie avec la gratte-bosse ; ensuite onles passe plusieurs fois au laminoir, pourles applatir , & successivement par différonslaminoirs, pour les réduire à la juste épais-seur quelles doivent avoir : ces lames fontdestinées à faire flancs.

II faut observer que les lames d’or fontrecuites avant de passer au laminoir. Pourles recuire, on les met fur un fourneaude recuite , on les fait presque rougir ; en-suite on les jette dans l’eau , pour les adou-cir ; faire qu’elles s’étendent plus facile-ment , & empêcher que leur aigreur ne lesfasse casser au dégrossi, ce qui arrive néan-moins quelquefois malgrécette précaution.

Quant aux lames d’argent, elles passenten blanc , étant recuites au dégrossimentpour la premiere fois, ensuite on les recuit,on les laisse refroidir d’elles-m êmes & fansles mettre à l’eau, de crainte que, par uneffet contraire à l’or , la matière ne s’ai-gristè. On les recuit trois ou quatre fois ,

& on les passe sept ou huit au laminoir. V.Recuite.

Les lames soit d’or , soit d’argent, soitde cuivre ; ayant été réduites autant qu’ilest possible, à l’épaisseur des efpeces à fa^