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Tome vingt-deuxième.
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vier Cronmel en 1658 fit frapper despieces appellées couronne & demi-couron-ne , qui lbnt marquées fur tranche. Maislong-temps avant Cromvt el on avoit mar-qué fur tranche avec des viroles. V ove?Virole.

Cette opération fe faifoit en mettantle flanc dans une virole juste qu’il excé-doit de hauteur ; & en frappant dessusplufieurs coups de balancier ; la matières’étendoit , & recevoit l’empreinte deslettres qui croie t gravées fur la virole.

Lorsque les flancs font marqués furtranche , on les acheve au balancier, quiest une invention de la fin du feiziemeíiecle.

Les principales parties du balancier fontle fléau , la vis , l'arbre , les deux pla-tines , & les boftes. Toutes ces parties,à la réserve du fléau , font contenues ,dansle corps du balancier , qui est quelquefoisde fer , mais plus souvent de fonte ou debronze. Ce corps qui est très-massif poursoutenir l’effort du travail , est porté parun fort massif de bois ou par un bloc demarbre. Le fléau qui est placé horifonta-lement au-deflùs du corps du balancier ,est une longue barre de fer quarrée , gar-nie à chaque bout d’une grosse fphere deplomb ; le mouvement de cette maflb laittoute la force du coup. II y a au fléaudes anneaux auxquels font attachés descordons que des hommes tirent.

Dans le milieu du fléau est enclavéela vis ; elle s’engrene dans l’écrou qui esttravaillé dans la partie supérieure du ba-lancier même , & presse l'arbre qui estau-dessous. A cet arbre qui est dresséperpendiculairement & qui traverse lesdeux platines qui servent à lui conserverrégulièrement cette situation , est atta-ché le carré ou coin d’écusson dans uneefpece de boîte , où il est retenu par desvis & leurs écrous. Enfin, la boîte où femet le coin d’effigie, est tout-au-dessus,& solidement attachée à la partie infé-rieure du corps du balancier. 11 y a aussiun autre petit ressort à la boîte de destouspour en détacher l'efpece quand elle areçu Pempreinte. Enfin , il y a au bas dubalancier une profondeur qui s’appelle lajojse où fe tient aussi le monnoyeur qui

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doit mettre les flancs entre les carrés oules e n retirer quand ils sent marqués. V.Bal ancier.

L orfqu’on veut marquer un flanc , oufrapp er une médaille , cn le met fur lecarré d’tffigie ; & à l’instant des hommestirant chacun de leur côté un des cordonsdu fléau , font tourner la vis qui est-en-clavée qui par ce mouvement fait baisserl’arbre. On tient le carré d’écuíTon , en-forte que le métal qui fe trouve au mi-lieu , prend la double empreinte des deuxcarrés.

Les flancs ainsi marqués des trois em-preintes , de l’effigie , de l’écuslòn & dela tranche , deviennent monnoyés oucomme on parle en terme de monnoies,deniers de monnoies ; mais ils n’ont coursqu’après la délivrance , & que la cour adonné permission aux directeurs des mon-noies de les exposer en public.

Tout ce qui fait la différence entre lemonnayage des efpeces & celui des mé-dailles au balancier , c’est que la mon-noie n’ayant pas un grand relief, se mar-que d’un seul coup ; & que p ur les mé-dailles , il faut les rengrever plusieurs fois,& tirer plusieurs fois la barre avant qu’ellesaient pris toute Pempreinte : outre queles médailles dont le relief est trop fort,fe moulent toujours fans fable & ne fontque fe rengrever au balancier , & quel-quefois si difficilement qu’il faut jufqu’âdouze ou quinze volées de fléaux pour lesachever. Voye\ MÉDAILLE.

On connoît qu’une médaille est suffisam-ment marquée , lorfqu’en la touchant avecla main dans le carré d’écustòn , elle porteégalement de tout côté , & ne remuepoint. Voyei Médaillon.

MONNOYAGE, ( Fabrication de mon-naie au marteau. ) Quoique cette manu-tention ne soit plus d’ufage, pour ne rienomettre de tout ce qui peut servir à Phií-toire des arts , voici le procédé que l’onsuivoit.

La fonte du métal fe faifoit, de mêmeque les essais , à-peu-près de la maniéréque l’on a détaillée à l’article précédent ;c’est aussi-tót après la fonte des lamesque commence la différence.

Les lames d’or , d’argent ou de cuivre ,

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