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lieue de S. Denis, & 3 de Paris. Long.
38'. 36". lat. 48-h 58'. 4".
L’église collégiale & paroissiale, dédiéeà saint Martin, est st ancienne qu’on n’enconnoît pas le fondateur. Elle fut rebâtiedans le feizieme fìecle fur les ruines deJ’ancien château, par Guillaume de Mont-morenci , pere d’Anne le connétable ,chambellan de Charles VIII, Louis XII& François I. On voit par-tout l’écu deses armes, au portail, aux voûtes, &c.
Ce seigneur, mort en 132.3 , & safemme Anne Pot en 1310, y ont untombeau magnifique. L’église fut achevéepar leur fils Anne le connétable : son petit-fils Henri II , duc de Montmorenci ,donna en 1617 , cette église aux prêtresde Moratoire , qui la deílèrvent depuis cetemps. Le R. P. de Mully en étoit curédepuis 30 ans, lorfqu’il fut élu malgrélui, général de fa congrégation, en mai1773, à l’âge de 80 ans ; on dit alorsqu’on avoir fait choix de la vertu.
Le roi pour récompenser son mérite ,lui accorda une petite abbaye en Comté.
On sait que J. J. Rousseau a demeuréplusieurs années à Montmorenci : il yconnut M. le maréchal de Luxembourg ;ce seigneur l’aima , honora en lui lestalens, le protégea ; & par cette protec-tion acquit un droit fur la reconnoissancede tous les gens de lettres ; car on faitque ce seigneur ne prodigua jamais íèsbienfaits à ces insectes de la littérature ,qui font la honte de leurs protecteurs. (C.)
Jean le Laboureur, né à Montmorencien 1623 , fut d’abord gentiî-homme ser-vant de Louis XIV. ensuite il entra dansl’état ecclésiastique, devint aumônier duroi, & commandeur de l’ordre de S. Mi-chel. Sa relation du voyage de, Pologne ,où il accompagna la maréchale de Gué-briant, la feule femme qui ait . fait lesfonctions d’ambassadrice plénipotentiaire ,est une relation amusante & romanesque.Mais les commentaires historiques dont ila enrichi les mémoires de Castelnau, ontrépandu beaucoup de jour fur l’histoire deFrance. Son traité de l’origine des armoi-ries n’est pas assez travaillé. Le mauvaispoème de Charlemagne qu’on lui a donnéfi’est pas de lui, mais de Louis le Labou-
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reur son srere. Jean le Laboureur mouruten 1673 , à 32 ans. {D. J.)
MON P - MORILLON , ( Géogr. )Mons Morillium , Mons Morillio , villedu Poitou, aux confins de la Marche &du Berri, à neuf lieues de Poitiers , furla riviere de Gartempe , avec église col-légiale , des Cordeliers & des Augustinsréformés.
D. Bernard de Montfaucon & D.Jacques Martin , ont donné la description& la gravure d’un temple qu’ils ont pré-tendu être Gaulois ; M. Expilli le cFoitRomain : mais le savant abbé le Beuf quise transporta sur les lieux en 1732 , ausortir de Civaux ; reconnut dans ce pré-tendu temple de Mont-Morillon un an-cien hôpital destiné pour les pèlerins quialloient ou revenoient de Palestine. L’ou-verture qui se trouve à la voûte de l’é-glise supérieure , est à Limitation de cellequ’on a pratiquée au S. Sépulchre de Jéru-salem. On voit une pareille chapelle auPuy en Velay , qui fut bâtie par les pèle-rins , par les ordres d’un évêque de cetteville. Les statues payennes placées au-des-sus de la porte, font beaucoup plus an-ciennes que l’église, qui est de la fin duxj siecleoudu commencement du xij, ellesauront été trouvées par hasard , & onles aura placées par ignorance dans cetendroit.
Le cimetiere de la chapelle paroi t très-ancien, puisqu’on y voit des tombes quipeuvent avoir cinq ou six cens ans : il n’enreste plus que les couvercles qui font fortépais , & faits en forme de toit : ce fontfans doute les tombeaux des pèlerins quimeuroient dans l’hôpital, & qu’on enter-rait dans le cimetiere. Les Augustins aux-quels il fut donné en firent une égîiíe ,leur couvent a été construit avec une par-tie des pierres des tombeaux qui étoiencdans cet endroit. Me m. de lacad. des inj-crip. tome XII, page 220 , in 12. ( C. )
MONTOIR , f. f. ( Maréchal. ) pierrehaute , ou autre petite élévation, qui sertà monter à cheval, & à donner avantagepour monter plus aisément destùs. Ce motvient originairement d’Italie , où les mon-toirs de pierre font plus en usage qu’enFrance.