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Tome vingt-deuxième.
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On appelle, en parlant du cheval, lepie du montoir , le pie gauche du devant,& le pie hors du montoir , le pie droit dedevant.

MONTONE , ( Ge'ogr. ) petite riviered'Italie nommée Vitis par les anciens.Elle a fa source- au mont Apennin , & sejette au-dessous de Raguse , dans le golfede Venise. {D. J.)

MONT PAGNOTE ou LE POSTEDES INVULNERABLES, {Fortifient.)est une hauteur qu’on choisit hors de laportée du canon d’une ville assiégée , oùles personnes curieuses fans vouloir s’ex-pofer , se placent pour voir l’attaque &la maniéré dont se fait le siégé. Charniers.On donne encore ce nom aux différonsendroits d’où l'on peut voir fans danger ,une bataille ou un combat.

MONTPELLIER , ( Geogr. ) en latinmoderne MonJpejsulanus, ville de Francela plus considérable du Languedoc aprèsToulouse.

Ce n’est point une ville ancienne , puis-qu’elle doit son origine à la ruine de Ma-guelone. Elle a commencé par un villagequi fut donné à Rituin , Evêque de Ma-guelone, vers l’an 973 , fous le régné deLothaire. Cette seigneurie tomba dans letreizième siecle , entre les mains des roisd’Arragon , & fan 1500 Ferdinand leCatholique céda ses prétentions fur Mont-pellier à Louis XII. qui de son côté re-nonça à tous ses droits fur le Roussillon.

Montpellier est mal percée, dans unesituation défavorable , & dans un mauvaisterrain, quoique couvert de vignes & d’o-liviers. Les Calvinistes y ont dominé de-puis le régné d’Henri I I. jusqu’en 162.2.,qu’elle se soumit à Louis XIII. Ce princey bâtit une citadelle , qui commande laville & la campagne.

L’évêché de Maguelone a c'té transféréà Montpellier en 1338. II est suffragant deNarbonne, & rapporte à l’évéque environ22, mille livres de rentes.

L’université de Montpellier, autrefoisfameuse est ancienne & reçut sa forme en-tiere , en 1289. On y enseignoit le Droitdés le douzième siecle , & les médecinsarabes ou sarrasins , qui furent chastes

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d’Espagne par les Goths, commencerentà y enseigner la Médecine en 1180.

L’académie des sciences de Montpelliery est établie par lettres-patentes de 1706,& est composée de trente membres, outresix honoraires.

Le commerce de cette ville est en fu-taines , laines du levant, préparées & as-sorties , blanchissage de cire jaune, tan-nerie , verd-de-gris, vins , eaux-de-vie,eaux de lavande , & autres liqueurs.

Montpellier est situé à deux lieues de lamer , fur une colline , dont la riviere deLez arrose le pié à 8 lieues de Nisines,r I N. E. de Narbonne , 14. S. O. d’Ar-les , 22. S. O. d’Orange , 150 S. E. deParis. Long. selon Cassini, 2id 24'. 15 ".la fi 43d. 36'. 30".

S. Roch , à peine connu dans l’histoirede Montpellier , naquit pourtant dans cetteville fur la fin du treizième siecle , &même y mourut en 1327. On fait com-bien son culte est célébré parmi les Ca-tholiques ; mais comme períonne n’est pro-phète chez foi , il n’est pas dit un motde ce saint, ni dans le vieux rituel deMontpellier , ni dans le thalamus , qui estle regître de tous les événemens de cetteville depuis fa fondation.

Mais à S. Roch , il faut joindre ici lesnoms de quelques hommes de lettres quifont de ses compatri tes.

Je connois en jurisprudence Rebuffe ,{Pierre) qui donna des ouvrages latinsde fa profession , en 4. vol. in-fiol. il en-tra dans l’état ecclésiastique après avoirété long-temps laïque , & mourut à Paris,en 1357 •> à 70 ans.

D’Eipeistòs {Antoine) a publié un traitédes SucceJ/ions , effacé par de meilleursouvrages modernes. II mourut dans fa pa-trie en 1638.

Bornier {Philippe) s’est fait honneurdans ce siecle par ses conférences fur lesordonnances de Louis XIV. Il a fini facarrière en 1711 , à 78 ans.

Rondelet ( Guillaume ) a donné l’his-toire naturelle des poissons, qu’on estimoitavant que celle de siHustre Willougbbyeût vu le jour.

Régis ( Pierre-Sylvain ) avoir beaucoup,d’admirateurs dans le temps du régné de