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Tome vingt-deuxième.
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On distingue encore plusieurs sortes demontres , comme les montres à corde , àbarrillet tournant, à remontoir , &c. maison n’en fait plus de cette forte ; & cellesqui subsistent aujourd’hui, sont de cellesqui ont été faites autrefois.

Les premieres eiffent ce nom , quandon commença à faire des montres à chaîne.

Les secondes furent mises en usage dansle temps de la découverte du ressort spiral.On vanta tant ses propriétés , qu’on per-suada aux horlogers que la fusée deve-noit inutile ; pour lors ils substituèrent àsa place le barillet tournant qui n’étoitautre chose qu’un barillet qui portoit àsa circonférence des dents qui engrenoientdans le premier pignon du mouvement ;de façon que le ressort étant bandé , &faisant tourner le barillet, faisoit mar-cher la montre : mais bientôt l’expérienceapprit aux horlogers leur erreur, & ilsabandonnèrent entièrement cette prati-que. V. Barillet.

Les troisièmes furent une des suites dugoût que l’on avoit il y a quarante anspour la dícoration. On trouvoit mauvaisque le cadran fût percé pour pouvoir re-monter la montre ; de façon que poury suppléer, on inventa cette eípece demontres , où par le moyen de deux rouesposées dessous le cadran, l’une attachéefìxément à l’arbre de la fusée, & l’autrefixée au centre du cadran , on pouvoir ,ces deux roues engrenant l’une dans l’autre,en faisant tourner celle du milieu, re-monter la montre par le mouvementqu’elle communiquoit à l’autre qui te-noit à l’arbre de la fusée ( notez que cettesorte de montre ne marqaoit jamais queles heures , fans marquer les minutes. )Dès que l’horlogerie de Paris commençaà refleurir, on abandonna ces montres ;car il est bon de remarquer que lesAnglois qui nous surpassoient de beaucoupen Horlogerie dans ce temps - là , nedonnerent jamais dans de pareilles extra-vagances.

Une montre est composée de sa boîte& de son mouvement : ce mouvementlui-mème est composé de différentes par-ties , dont les unes font plus ou moinsessentielles.

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MONTRE A SECONDES. C’est unemontre qui marque les secondes ou soixan-tième partie de minute. 11 y en a de deuxsortes : les unes, que les horlogers nom-ment excentriques , marquent les secondespar un petit cadran dont le centre estdifférent de celui des heures & des mi-nutes ; les autres, qu’ils appellent con-centriques , marquent ces secondes par uncadran qui, pour l’ordinaire , est le mêmeque celui des minutes.

Les montres à secondes excentriquesfont les plus simples, les meilleures, lesplus aisées à faire, & par conséquent lesmoins coûteuses. Leur mouvement différépeu de celui des montres simples ; ondonne à leurs roues & à leurs pignonsles nombres convenables pour que la rouede champ puisse faire un tour par mi-nute ; on rend le pivot de cette roue,qui roule dans la barette de la platinedes piliers, plus gros & assez long pourpasser au-travers du cadran ; & on placecette même roue dans la cage, de façonque le pivot dont nous venons de parler ,destiné à porter l’aiguille des secondes,se trouve dans un point où le cadrandes secondes devienne aussi grand & aussidistinct que faire se peut.

On se sert de deux moyens pour fairemarquer les secondes avec une aiguilleplacée au centre du cadran. Par le pre-mier , on place la petite roue moyenneentre la platine des piliers & le cadran,on la fait engrener dans un pignon dechaussée, qui tourne librement & fanstrop de jeu fur la chaussée des minutes ;on ajuste ensuite sur la chaussée des se-condes un petit pont qui porte un canonconcentrique avec celui des chauffées, &dont le trou est assez grand pour que le ca-non de la chaussée des secondes n’y éprouveaucun frottement ; enfin , on donne aucanon du pont une longueur telle qu’ilapproche d’un côté fort près du pignonde la chauffée des secondes, & de l’autre,de l’aiguille qui doit marquer ces secondes.La fonction de ce pont est de porter laroue de cadran de la même maniéré quela chaussée des minutes le porte dans lesmontres ordinaires ; par son moyen onévite lçs frottemens trop considérablesVd ï