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Tome vingt-deuxième.
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Les maîtres-Boulangers ont pour montreune grille composte partie de bois ou degros 1er , & partie d’un treillis de fil d’ar-chal qui occupe l’ouverture de leur bouti-que fur la rue. Au~dedans de cette grilleson t divers étages de planches fur lesquellesils mettent les différentes sortes de painsqu’ils débitent. Dictìonn. de Comm

^Montre, f. f. ( Horlogerie. ) signifieune très-petite horloge , construite de fa-çon qu’on la puisse porter dans le gousset,lans que fa justesse en soit sensibsement al-térée. Quoique cette définition convknneassez généralement aux montres , il semblecependant que ce mot de montre a aussibeaucoup de rapport à la forme de l’hor-loge &: à la disposition de ses parties ; caron appelle montre de carrosse, des horlo-ges qui font aussi grosses que certaines pen-dules , & il paroît que l’on ne leur a donnéce nom que par la ressemblance de leurforme & de leur construction à celles desmontres ordinaires.

L’origine de ce nom vient de ce qu’au-trefois on appelloit le cadran d’une hor-loge , la montre de d horloge ; de maniéréque dans les premieres horloges ou mon-tres de poche, toute la machine étantcachée par la boîte, on leur donna vraisosemblablement le nom de ce qui seul in-diquoit l’heure , qui étoit la montre.

On ne sait pas précisément dans queltemps on a commencé à en faire ; cequ’il y a de vraisemblable c’est que cefut approchant du temps de Charles-Quint, puisqu’on trouve dans son histoirequ’on lui présenta une horloge de cetteefpece comme quelque chose de sort cu-rieux.

Comme dans les montres on fut obligéde substituer un ressort au poids, qui dansles horloges étoit le principe du mouve-ment, on s’apperçu t bien-tôt des inéga-lités qui naissaient des différentes forcesde ce ressort ; on s’essore a donc d’y re-médier ; après plusieurs tentatives , onparvint à inventer la fusée , qui est sûre-ment une des plus ingénieuses découvertesqu’on ait jamais faite en méchanique. V.

Fusée.

Pour communiquer à cette fusée , le.mouvement produit par ce ressort, on se

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servit long-temps d’une corde de boyauqui fut une autre source d’inégalités ; carcette corde , tantôt s’alongeant, tantôtRaccourcissant par la sécheresse ou l'hu-midité , faisoit continuellement retarderou avancer la montre , de plusieurs mi-nutes en très-peu de temps. Enfin onparvint à faire de très-petites chaînes d’li-cier qu’on substitua aux cordes de boyau ;& le ressort spiral ayant été inventé ap-prochant dans le même temps, on vittout-d’un-coup changer la face de l’hor-logerie ; les montres acquérant par cesdeux découvertes, & fur-tout , par laderniere une justesse qui, quelqu’accou-tumé qu’on y soit, surprend toujours ceuxqui sont un peu instruits des difficultésphysiques & méchaniques qu’il a falluvaincre pour les porter à cette per-fection.

Les Horlogers distinguent les montresen plusieurs fortes ; en simples, à se-condes , à répétition , à réveil, à sonne-rie , & à trois parties.

Les montres simples sont celles quimarquent seulement les heures & les mi-nutes.

Les montres à secondes, celles qui outrecela marquent encore les secondes. Cequi se fait de deux façons, Paiguille quimarque les secondes étant tantôt au centredu cadran , tantôt hors de ce centre :cette derniere efpece s’appelle montres àsecondes excentriques. On verra plus bascomment elles sont construites.

Les montres à répétition sont celles quisonnent l’heure & les quarts marqués parles aiguilles, lorsque l’on pousse le pen-dant ou repoussoir. V. RÉPÉTITION.

Les montres à réveil, celles qui son-nent d’elles-mêmes à une heure marquée ,pour vous réveiller. Voye[ Réveil ouRéveil-matin.

Les montres à sonnerie sont celles quisonnent d’elles-mêmes, à l’heure , à lademie , & quelquefois aux quarts, l’heimequ’il est : elles sont aujourd’hui presquehors d’usage. V. Sonnerie.

Les montres à trois parties sont cellesqui ont les propriétés des trois dernieres,c’est-à-dire, qu’elles sont en nsome tempsà répétition, à réveil & à sonnerie,