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des autres aiguilles ; mais comme cessortes de montres doivent appartenir pourl’ordinaire à des personnes un peu philo-sophes , pour lefq relies la droite ou lagauche font indifférentes , ce défaut lic’en est un , ne doit être d’aucune con-sidération.
Montre , ( Chaînette de ) (Art me'ch.)La chaînette est composée de paillons,de coupiiies & de crochets.
Les paillons font comme les anneauxde la chaînette. Formés dans le mêmemoule ils font semblables. Un paillonest une petite lame d’acier , dont lalongueur est le double de la largeur, &dont répaisseur est environ la sixièmepartie de la largeur. Ses deux faces Iat-térales ont chacune la figure de deuxcercles accouplés , qui font percés d’untrou rond dans leur centre.
Les coupiiies font des fils d’acier ,de la longueur d’environ cinq à six pouces,& d’un diamètre un tant soit peu plusgrand que celui des trous du paillon. Onfait une pointe à chaque bout du fil, &:cette pointe a de deux à quatre lignes.
Chaque extrémité de la chaînette estterminée par un crochet, qui est de lamême épaisseur qu’un paillon , & qui s’at-tache de la même maniéré.
L’épaiíléur .de la chaînette est compo-sée de trois rangs de paillons, pressés l'uncontre l’autre par les coupiiies ; les pail-lons , qui sont dans un même rang, sontprestes l’un contre l’autre par leurs extré-mités : c’est ce que les ouvriers regardentcomme une des principales qualités dela chaînette.
On fait quelquefois des chaînettes pourles pendules qui ont quatre &' même cinqrangs de pailLns : mais les ouvriers esti-ment davantage celles qui n’en ont quetrois.
Ces paillons , pour former la chaînette,sont liés les uns aux autres de la maniérésuivante. Deux paillons en embiaíîênt untroisième , & font liés tous trois ensemblepar une cheville ou axe d’acier que lesouvriers nomment coupille , qui passe àla sois par les trois trous, & de laquelleles deux extrémités étant rivées l’une furla surface extérieure du premier paillon,
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> & l’autre sur la semblable surface du se-cond paillon , serrent ces trois paillonsl’un contre l’autre immédiatement par leursfaces intérieures , & forment ainsi uneeípece de charnière.
Le bout du troisième paillon est em-braíîê par deux autres paillons, & cestrois paillons sont liés ensemble par uneautre coupille semblable à la précédente ,qui passe par les trois trous , & qui estrivée de même pour former une secondecharnière.
Ces deux paillons embrassent un sou!paillon auquel ils font liés de la mêmemaniéré. En un mot, toute une chaînetten’est qu’une fuite immédiate de paires depaillons, liés l’un à l’autre par le moyend’un seul paillon , dont une moitié estembrassée par la paire qui précede, &l’autre moitié par la paire qui fuit.
Fabrique des chaînettes. Les grosses &les petites chaînettes pour pendules ou pourmontres , se fabriquent tontes de la mêmemaniéré & avec les mêmes sortes d’outils ,qui font cependant plus ou moins grands ,suivant la grosseur de la chaînette qu’il s’a-git de fabriquer. Les outils dont on se sertpour une même grosseur de chaînette , nesont pas toujours de même grandeur ouproportion en toutes leurs parties : certai-nes dimensions sont fixes , mais la plupartvarient , parce qu’elles sont arbitraires.On les distinguera aisément les unes des au-tres dans la fuite de ce mémoire.
Pour faire des paillons l’on prend des la-mes d’acier , dont la longueur & la largeurest arbitraire : elles ont ordinairement en-viron un pouce de largeur pour ses chaî-nettes de montre , & 6 , 12 ou 15 poucesde longueur. Leur épaisseur est précisémentégale à celle dont on veut que soient lespaillons. Ces lames ent leurs deux facespolies ou du-moins bien unies : elles fontía.tes de la même matière que les ressortsde montre> , & par les mêmes ouvriers.
Premiere opération. Piquer les lames.On a un paraiieíipipede rectangle de boisde buis de 9 à 12 pouces de long , fur unpouce à un pouce & demi en quarré ; onl’attache à un étau ordinaire dans une di-rection horisontale. On pose la lame fur cebois à piquer , &. on la pique avec un pose-