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çon dont le bout est terminé par deux poin-tes aiguës & arrondies, d’égale longueurentr’elles , & dont l’intervalle est égal àla distance des deux centres ou trous dupaillon que Ton veut faire. On prend cepoinçon entre les doigts de la main gau-che ; & tenant ce poinçon perpendiculai-rement fur la lame , à-peu-près comme ontient une plume à écrire fur le papier , onfrappe un coup de maillet de fer aciéré furia tête de ce poinçon qui fait deux trous.On continue de méme dirigeant ces trousen ligne à-peu-près droite tout le long dela lame : de cette maniéré on ne percequ’un trou à chaque coup de maillet , ex-cepté les deux premiers ; & le poinçon fai-sant , comme l’on volt, l’office d’un com-pas , tous les trous de ce rang font à mêmedistance les uns des autres. On vient en-suite commencer un second rang de trousde la même maniéré , lequel est à-peu-près parallèle au premier , observant à vued’œil qu’il y ait entre ces deux rangs unespace égal au moins à la largeur du pail-lon que l’on veut faire : les ouvriers enlaisiènt beaucoup plus. Après avoir piquéun second rang , on en pique un troisième,un quatrième , & autant que la largeur dela lame peut le permettre..
Seconde opération. Limer les bavuresdes trous. L’on volt bien que ces pointesont fait chaque trou de laíbrme à-peu-prèsd’un entonnoir , dont la pointe qui est der-rière la lame est formée à-peu-près commeun petit mamelon dont le bout est déchiré.II s’agit d’emporter tous ces mamelons , &de rendre le derriere de la lame parfaite-ment plat. Pour cet effet on étend la lamefur le bois à piquer comme ci-devant ,avec cette feule différence que la face de lalame qui étoit ci-devant supérieure est àprésent inférieure , & appliquée immédia-tement contre le bois. En cet état on passeune lime douce & plate fur tous ces ma-melons , qui les emporte totalement, &applanit parfaitement cette superficie deía lame , mais aussi elle rebouche, dumoins en partie, la plupart de ces trous >que l’on débouche ensuite de la maniérésuivante.
Troisième opération. Repiquer les la-mes. On remet la lame sur le bois à piquer
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dans la premiere situation , c’est-à-dire íque le derriere de la lamed’oùon a enlevéles mamelons soit appliqué contre le bois ;puis tenant de la main gauche un poinçonqui n’a qu’une feule pointe, on fait entrercette pointe successivement dans tous lestrous par un très-petit coup de marteaupour chacun.
Quatrième opération. Couper les pail-lons. On a pour cet effet un parallelipipederectangle trempé d’acier, d’environ un pouceà 15 lignes de longueur, trois à quatre lignesde largeur, &: au plus d’une ligne & demied’épaisseur. Cette piece nommée par lesouvriers matrice, est percée d’un trou quitraverse son épaisseur dans une directionperpendiculaire à fa face supérieure, maisdont l’ouverture inférieure est un peu plusgrande que la supérieure , qui a précisémentla même longueur , largeur & figure quela longueur , largeur & figure de la face dupaillon que l’on veut faire.
On a aussi un poinçon ou coupoir dont lebout est formé à-peu près comme deux cy-lindres accouplés de telle forme , quece bout de poinçon puisse entrer dans letrou de la matrice , & en remplir très-exactement l’ouverture supérieure. Chaquecylindre du coupoir est percé dans son axepour y fixer solidement deux pointes , quiexcedent chacune également la base deleur cylindre , & qui contre cette base onttout au plus le même diamètre que les trousdes paillons que l’on veut faire.
La matrice étant soutenue solidement ,on applique sur elle la face limée & platede la lame ; ensorte que l’un des deux trousd’un même rang se trouve au centre ducercle , puis abaissant le coupoir , ensorteque les deux pointes enfilent les trous , ondonne un coup de maillet fur la tête ducoupoir , qui le fait entrer dans le trou dela matrice & couper nettement le paillon ,lequel tombe fur la matrice. On répetecette opération fur chaque couple de trousde chaque rang de la lame ; de forte , qu’àchaque coup de maillet On coupe & chasseun paillon.
On comprend bien que pour le succès decette opération , il ne s’agit pas feulementd’enfiler les deux trous de la lame par lesdeux pointes du coupoir, mais qu’il faut de