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Tome vingt-deuxième.
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plus que le bout du coupoir corresponde &soit dirige bien perpendiculairement à l’ou-verture de la matrice , fans quoi le coupoirn’y entreroit pas , & ne couperoit pas lepaillon.

. Pour cet effet on a une eípece de petiteenclume , d’environ deux pouces à deuxpouces & demi de longueur , qui s’attaclieà l’etau par une languette. La superficie su-périeure de cette enclume est entailléedans fa largeur pour y larder avec force lamatrice & l’enclume est percée perpendi-culairement & directement sous l’ouverturede la matrice , d’un trou un peu plus grandque cette ouverture. L’enclume est encorepercée perpendiculairement vers le milieude fa surface supérieure , d’un trou quarréou de toute autre figure que ronde : dansce trou passe très-justement, quoique li-brement le bout d’un poinçon , qui porteun bras auquel est attaché fortement íecoupoir qui traverse ce bras , & que l’onajuste solidement dans la direction que l’ona dit être nécessaire ; un talon sert à rete-nir solidement la tête du coupoir qui s’ap-puie contre.

Ainsi l’ouvrier tenant des doigts de famain gauche, non le coupoir ; mais lepoinçon auquel il est attaché , il le leve &baisse à fa volonté , fans que le bout sorteentièrement de son trou ; de sorte que lebout du coupoir fe trouve toujours dirigéparfaitement au trou de la matrice , quiest ce que l’on demandoit.

L’ouvrier place un petit coffret ou petiteboëte ouverte entre les mâchoires de l’étausous le trou de la matrice , pour recevoir 1les paillons qui tombent.

Fabrique des crochets. Pour faire lescrochets on pique des lames semblables àcelles dont on fait les paillons, & de lamême épaisseur; on les pique , dis-je,avec un poinçon, dont les deux pointes ontentr’elles le même espace que ía longueurd’un crochet. L’on pique d’abord les deuxtrous à la fois & d’un seul coup de maillet ;ensuite mettant une pointe dans le secondtrou, une autre pointe, par un secondcoup fait un troisième trou , & ainsi dureste. On continue à piquer , on lime lesbavures } & on repique ces lames tout

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comme onl’a dit ci-devant des lames despaillons.

On coupe aussi les crochets par un ins-trument semblable en toute chose à celuides paillons, avec cette feule différenceque le bout du coupoir, & l’ouverture dela matrice , au lieu d’avoir la figure dupaillon comme ci-devant, ont celle d’uncrochet, & que le bout du coupoir neporte qu’une pointe qui entre dans le boutde la lame qui doit être celui du crochet.

Cinquième opération. Faire les coupitles.Pour faire les coupilles on prend un nom-bre de fils d’acier d’une longueur arbitraired’environ cinq à six pouces, & d’un dia-mètre un tant soit peu plus grand que celuides trous des paillons ; on fait une pointe áchaque bout du fil d’une longueur d’envi-ron deux à quatre lignes. Pour cet effet onprend un bout d’un de ces fils avec une te-naille ou pince dont les mâchoires fe ser-rent par une vis , & dont la queue entredans un manche de bois : on attache unmorceau de buis ou d’os à l’étau ; & aprèsy avoir fait une petite entaille pour y lo-ger une partie du diamètre du bout dufil, on tient de la main gauche le manchede la pince , & en le pirouettant fur sonaxe , on passe & repasle fur le bout du filune lime plate & douce que l’on tient dela main droite.

Sixième opération. Goupiller les pail~Ions. Ayant préparé de cette maniéré lesdeux bouts d’un assez grand nombre de fils,on s’en sert pour coupiller les paillons dela maniéré suivante : on tient entre lesbouts du pouce & de l’indice de la maingauche , un paillon, 011 si l’on veut ,un crochet ; ensuite avec une pointe, donton prend le manche de la main droite, onenfile deux paillons, dent il y en a un tasfur 4 a table cu établi de l’ouvrier , obfer-fervant en les enfilant que les faces platesde l’un & de l’autre d’où on a ôté les ma-melons , soient intérieures & fe regardentmutuellement. On les porte ainsi entre lesdeux doigts de la main gauche , enfortequ’ils embrassent entr’eux le bout du pail-lon ou crochet, & que les trois trous quidoivent êtrecoupillés ensemble soient dansune même direction : alors serrant desdoigts ces trois paillons dans cet état, on