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Tome vingt-deuxième.
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lion , pour Pusage des longitudes en mer ;M. Harrison , en Angleterre ; M. Ber-thoud & M. le Roi , en France , en ontfait depuis quelques années qui ont étééprouvées avec succès à la mer , dans desvoyages de long cours & qui donnent lalongitude fans qu’il y ait un demi-degréd’erreur dans six semaines ou deux moisde navigation : les procès-verbaux d’ex-périences , & les descriptions de ces dif-férentes montres , font imprimés ou prêtsà paroître , fur-tout le résultat du voyagefait sur la flotte en 177Z , par M. deVerdun , M. Pingré & M. de Borda , auxîles de l’Amérique & en Islande, où lesmontres de M. Berthoud & de M. le Roi,ont été d’un secours infini, & d’une exac-titude surprenante. Le vaisseau le Roland& la frégate l’Oiseau , qui sont partis deBrest au mois d’Avril 1773 , sous les or-dres de M. de Kerguelin, pour les terresAustrales , ont auíli deux montres mari-nes de M. Berthoud, qui seront éprouvéespar M. Mersais & JVi. Dagelet, jeunesastronomes , qui après s’être exercés long-temps avec moi aux. observations & auxcalculs astronomiques , ont mérité d’êtrechoifis pour aller faire les observationsnécessaires dans cette importante expé-dition. ( M. de la Lande. )

Montres de seize pieds , ( Jeud’orgue. ) ainsi nommé de ce qu’il estexposé à la vue. de ceux qui regardentF orgue , est un jeu d’étain, dont le plusgrand tuyau , qui sonne l 'ut à l’cctaveau-delsous du plus bas ut des clavessins,a 16 pieds de longueur. Voye ç VarticleOrgue.

Il y a deux sortes de tuyaux de montre-.les uns ont la bouche ovale ; les au-tres sont en pointe : les premiers semettent aux tourrelles , ou avant-corpsdu buffet d’orgue ; les autres dans lesplates faces. On observe aussi de les pla-cer avec symmétrie les plus gros au mi-lieu & d'autres de grosseurs égales , àcôté : les pieds de ces derniers doiventêtre de longueur égale , afin que leursbouches fe trouvent à la même hauteur. , (Comme les tuyaux de montre ne sont |

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point placés fur le sommier, on est obligéde leur porter le vent du sommier par untuyau de plomb , qui prend d’un bout àFendrait du sommier où le tuyau devraitêtre placé , & de F autre va au pied dutuyau. On pratique la même chose pourtous les tuyaux qui, par leur volume ,occuperaient trop de place fur le sommier.

Montre, ( Marechallerie.) h montreest un endroit choisi par un ou plusieursmarchands pour y faire voir aux acheteursles chevaux qu’ils ont à vendre. La /720/2-.tre est austî une façon particulière que lesmarchands ont d’essayer les chevaux , la-quelle n’est bonne qu’à éblouir les yeux desspectateurs.

Montre , termes de rivières , voye\Témoin.

MONTRER , v. act. ( Gram. ) c’eftexposer à la vue ; comme dans cet exem-ple : la nature montre des merveilles detous côtés à ceux qui savent Fobserver.,C’est indiquer , comme dans celui - ci ron vous montrera le chemin ; c’est en-seigner , comme dans montrer à lire , àécrire ; c’est prouver , comme dans mon-trer à quelqu’un qu’on est son ami, tic.Voye{ Montre.

MuNTREUIL , ( Géogr. ) en latinmoderne, Monajleriolum , ville de Francefortifiée dans la bastè Picardie , au comtéde Ponthieu , élection de Doutions, furune coìhne , près de la C anche, à troislieues de la mer, à quatre lieues N. O.d’Hesdin, huit S. E. de Boulogne , 47N. U. de Paris. Longit. 19L 25 • 3 ^•Lat.^ tf.(i)

Lambin ( Denis ) , un des plus savantshumanistes du xvj siecle , étoit natif deMontreuil en Picardie. II demeura long-temps à Rome avec le cardinal deTour-non , fut fait à son retour professeur royalen langue grecque à Paris , & s’acquitune réputation célébré par ses commen-taires fur Plante , fur Lucrèce , fur Cicé-ron , & fur-tout fur Horace. II étoit siintimement lié d’amitié à Ramus , égorgéau massacre de saint Bartheiemi, qu’il en-| mourut de chagrin quelques semaines après,

[, à l’àge de. 5 6 ans.

(t) Les villages qui font censés de la banlieue.de Montreuil , ne payent point de taille Scîie font pas sujets à la gabelle. Le sel dans la ville. íe ddlcibue à 14.f- le boisseau..