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MONTREUIL-BELLAY , ( Giogr. )ancienne petite ville , ou bourg de Franceen Anjou , sur la riviere de Toué , à qua-tre lieues de Saumur, io d’Angers , 62.de Paris. Long. 17. 2.6. lat. 47. 10.
La seigneurie de ce bourg est considé-rable ; elle a plus de cent vassaux qui luiportent hommage. Le seigneur de L bour-se e qui en releve , est obligé , lorsque ladame de Montreuil-Bellay va la premierefois à Montreuil-Bellay , de la descendrede sa haquenée , chariot, ou voiture, &de lui porter un sac de mousse ès-lieuxprivés de fa chambre. Ce devoir est éta-bli par un aveu de la terre de Montreuil ,qui le trouve dans les registres du châteletde Paris. Ces sortes d’usages qu’on ne fuitplus , peignent toujours nos anciennes ser-vitudes. ( D. /.)
Montreuil - l’Argile , ( Geogr.Hifi. Litt. ) bourg de Normandie , diocèsede Lisieux , intendance d’Alançon , élec-tion de Bernay , sergenterie de Cham-brais , fur le semant , a 160 feux.
C’est la patrie de Jean Boivin , fils &petit-fils de deux célébrés avocats, pen-sionnaire de l’académie des belles-lettres ,l’un des quarante de l’académie firançoise ,professeur royal en langue grecque, gardede la bibliothèque da roi, frere de LouisBoivin, un des plus savants hommes del’Europe : on peut voir son -éloge dansYHiji. de l’acad. des inscriptions , parM. de Roze , tom. VII.
Son mérite lui fit d’illustres protecteurs& amis, tels que MM. l’abbé de Lou-vois ; Bignon , d’Aguesseau & Rollin ; ilmourut à Paris en 172 6 , âgé de 65 ans,& fut inhumé à S. Eustache : il e'toit poètelatin , grec & francois. ( C )
MONTROS , Geogr. ) ville d’Ecosse ,dans la province d’Angus , qui donne letitre de duc au chef de la maison deGraham ; c’est un bon port de mer quireçoit de gros vaisseaux. II est situé ducôté de Merues , à l’embouchure de lariviere d’Esk, à 15 lieues N. E. d’Edim-bourg , huit de saint André. Long. 15. 24.lat. 56. 48.
MONT-SACRÉ , ( Geogr. anc. Hist.rom. ) montagne située au-delà duTéve-
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ron , à trois milles de Rome, aux confinsdes Sabins & des Latins , fur la route quimene à Crustumérie : ce qui a donné lieuà Varron d’appeller la fuite du peuple quis’y rendit, Jeceffio crujîumerina. Cettecolline fut nommée dans la fuite le mont-facre , ou parce que le peuple après s’êtreréconcilié avec les Patrices, y éleva unautel à Jupiter qui inspire la terreur , enmémoire de la frayeur dont il avoir étésaisi en y arrivant, ou parce que les loixqu’on y porta de raccommodement, de-vinrent si respectables, que quiconque au-roit osé attenter à la personne d’un tribundu jfeuple, étoit regardé comme l’objctde l’exécration publique , & sa tête étoitproscrite comme une victime qu’il étoitpermis à quiconque d’immoler à Jupiter.
MONT-SAINT-MICHEL , jur mer ,
( Geog. ) abbaye , château , & ville enFrance , fur une roche , ou fur une petiteîle adjacente à la Normandie. Cette ab-baye devint célébré par les biens que luifirent depuis 1709 les rois de France, ceuxd’Angleterre , les ducs de Bretagne , &de Normandie. Elle est occupée par desmoines de S. Benoît, & vaut à son abbé40 mille livres de rente. Cette abbayea donné lieu à l’institution de l’ordre mi-litaire de S Michel, faite par Louis XI.
Le château & la ville du Mont-jaint-Michel , font situés fur le rocher isolé ,d’environ un demi-quart de lieue de cir-cuit , au milieu d’une baie que forment encet endroit les côtes.de Normandie & deBretagne , dont les plus proches sont éloi-gnées d’une lieue Lc demie de ce mont.Le flux de la mer y vient deux fois en24 heures , & répand ses eaux une grandelieue avant dans les terres , en forte qu’slfaut choisir l’intervalle des marées pour ypouvoir arriver.
Le Mont-faint-Mìchel est une placeimportante & trés-forte ; les bourgeois lagardent en temps de paix, mais on y metdes troupes en temps de guerre. C’estT abbé qui est gouverneur né de cette for-teresse ; & en Ion absence, c’est au prieurà qui l’on porte les clefs tous les soirs. Elleest à quatre lieues d’Avranches, 74 S.-; O de Paris. Long. selon Cassini, is. <i'.
| 30". lat. 48. 38'. n ".(*),
( 1 ). Avant le christianisme le Ment-Saint-Michel s’appelloit le Mont-Uden , parce qp’il étôit: