222 MON
MONT-SAUJEON, {Geogr.) petite Jville de France, chef-lieu d’un petit pays jde même nom dans la Champagne. Cette jville est à 6 lieues de Langres, & J 8 de JParis. Long. zz. <, 6 . lat. 47. 38.
MONT - SERRAT , ( Ge'ogr. ) île de |l’Amérique septentrionale , l’une des An- jtilles , découverte par les Espagnols. Elle la trois lieues de long, & presque autant |de large ; le terroir y est fertile. On prendsur les côtes des diables de mer , des la- jmentins & des épées. Elle est habitée prin- jcipalement par des Irlandois depuis 1688. 1Longitud. 315, 25. lat. jeptent. environ I16. 40. * I
Mont - Serrât , Mons- Serratus , ,( Géogr. ) haute montagne d’Espagne, dans Ila Catalogne , célébré à cause d’un lieu jde dévotion qui s’y trouve, & qui est undes fameux pèlerinages, après la maison jde Lorette , & Féglise de saint Jacques. IIne faut que lire les rélations qu’on en donne,pour être affligé des superstitions humai-nes. L’église & le cloître sont bâtis fous unrocher penchant ; & au lieu d’y porterremede, on dit tous les jours la meííèdans cet endroit, pour prier la sainteVierge de ne pas permettre que ce ro-ches tombe fur son église, ni sur le cloître.Ce malheur est cependant arrivé une fois ;il se détacha un gros quartier de ce ro-cher au milieu du XVI siecle , qui ren-versa l’infirmerie & y tua plusieurs ma-' lades. Le Mont-Serrat est à sept lieues deBarcelone ; il peut avoir quatre lieues detour , & est formé de rochers escarpés ,pointus, & élevés en maniéré de scie, d’oùlui vient apparemment son nom , du motlatin ferra , une scie.
• MONT-TRICHARD , ( Geog. ) an-cienne petite ville de France en Tou-raine ; Philippe Auguste la prit après unlong siégé. Elle est fur une montagne prèsdu Cher , à neuf lieues E. de Tours , 43S. O. de Paris. Longitud. 18. 30. lat.47. 20.
MON
MONT-VALÉRIEN le , ( Geog. ) enlatin moderne , Mons Valerìani ; coteauélevé près de Paris & de Surenne. C’estun lieu de dévotion habité par des her-mines qui n’y font pas solitaires, & parune communauté de prêtres séculiers. Lavue des terrasses qui occupent le sommetdu tertre est admirable pour son étendue ,& les beaux paysages des environs deParis. Tout le coteau est couvert de vignes,& contient une plâtriere assez abondante.
MONTUEUX, adj. (Gramm.) il se ditd’une contrée que des collines , des mon-tagnes , des monticules, en un mot, desinégalités, coupent & rendent pénibles auvoyageur. Les Sevennes font un pays mon-tueux.
MONTUNATES, ( Geog. anc. ) peu-ples d’Italie , dans le territoire de Milan.Ils habitaient, selon Mérula , le villageaujourd’hui nommé Galerato. (D. f. )
MONTURE, s. f. terme de Commerce,qui n’est guere en usage que dans les pro-vinces de France voisines de l’Espagne ,1 particulièrement du côté de la Gascogne ,I pour signifier la chargé d’un mulet, com-I posée de deux balles de marchandises decent cinquante livres chacune. Ainsi lors-I qu’un marchand mande à son correspon-dant , ou un commissionnaire à son com-mettant , qu’il lui envoie six monturesde laine , cela doit s’entendre de dix-huitcents livres de laines partagées en douzeballes fur six mulets. Dictionnaire de Com-merce.
Monture , ( Marine. ) c’est la mêmechose qu’ armement. Voye1 Armement.
MONTURE , en terme d’Evantaillisies,sont des bâtons ou verges de bois d’inde ,d’ivoire , de baleine , de roseau sur les-quels la feuille est montée.
Monture , en terme d’orfevre en grosferie , c’est le corps ou la branche d’unchandelier fait siir différais desseins. Tousles accessoires d’un ouvrage d’orfévreriequelconque en font la monture , tels que
consacré à Belenus , un des quatre grands dieux qu’adoroient les Gaulois. Il y avoir fur ce montun college de neuf druidesses : la plus ancienne rendoit des oracles ; elles vendoient aussi aux marinsdes fléchés qui avoient la prétendue vertu de calmer les orages, en les faisant lancer dans la merpar un jeune homme de vingt-un ans qui n’avoit point encore perdu fa virginité.
Quand le vaisseau étoit arrivé , on députoit le jeune homme pour porter à ces druidesses desprésents plus ou moins considérables. EJl’ais fur Paris , tome V, page 48. (C)