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nementles divins écrits d’Homere : la qua-trième & la cinquième tiennent l’une unelyre , l'autre l’Iliade : elles font dans unantre , demeure ordinaire des muses , &ont un arc & un carquois à leurs pieds,pour signifier les amours' des dieux, dontHomere a parlé. D u vieillard , il fait unflamen ou prêtre d’Homere , qui fe met endevoir d’ossrir au nouveau dieu un sacrificeà FEgyptienne , ce qui est désigné par lesflambeaux & par la lettre tautique ou lacroix à anse, qu’il croit voir derriere ceprêtre. Dans le troisième il trouve Vapo-theoje d’Homere dans toutes les formes :& , en effet elle y est si bien représentée,qu’il n’y a nullement à douter iá-destùs.On verra dans l’explication suivante quellesfont les figures qui occupent ce 3e. degré.
II. Le sentiment de M. Cuper est fortdifférent de celui du P, Kircher. De la fi-gure d’en-haut, que ce jésuite prend pourJupiter, il en fait Homere, accompagnéà la vérité de divers attributs convenables àJupiter , comme son aigle , son sceptre ,& son diadème , & de plus placé fur lemont Olympe, & des onze femmes quisont au-dessous en deux rangs , il en faitonze muses, parce qu’d en joint deux nou-velles aux neuf anciennes, savoir l’iliade& l’Odistee qui sont placées sous l’antre:jl reconnoît celle-ci au chapeau d’Ulisse ,qui est à ses pieds ; & l’autre à Tare & aucarquois qu’il prend pour ses symboles. Del’homme en manteau , qui est placé à côtéde l’antre , il en fait, ou Homere chantantses vers, ou Linus , ou Licurgue , ou Bi-nethus , Chius , ou Orphée , ou un ma-gistrat de Thebes , ou Pisistrate selon Hein-fius, ou Pittacus * selon M. Spanheim.Dans l’étage d’en-bas, on voit Homereastis, ayant à ses côtés l’iliade & l’Odisséeses filles, & à ses pieds fa Batrachomyo-machie designée par des rats qui rongentun parchemin. Derriere lui sont le Temps& l’Harmonie qui lui mettent une couronnefur la tête. Devant lui, l’on voit un autel,avec un boeuf dont le col est d’une formeextraordinaire ; à côté de cet autel sont laf able & l’Histoire, suivies de la Poésie ,de la Tragédie , de la Comédie , de la Na-ture , de la Vertu , de la Mémoire , de
la Foi & de la Sage sse. _
? II falloit dire Bias, Voy . l’explication suivante.
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III. M. Spanheim ne s’est attaché qu’âla figure de Fhommsìn manteau , & à cequi l’accompagne. 11 le prend pour un phi-losophe Grec , à cause de son habillement:ôc , parce que le sculpteur qui a fait ce beaumonument étoit de Priene , il prétend quec’est le philosophe Bias l’ornementde cetteville , qu’il a représenté ici. Il rapporte lesflambeaux , qu’il trouve aux deux côtés dece philosophe , à la coutume des anciensd’en avoir dans leurs temples ; mais , pourla lettre tautique , ou la croix à anse , at-tachée à la tête de ce philosophe , & quitouche à la machine sphérique qui est der-riere lui, il avoue ingénument qu’il enignore la signification. 11 se souvient biendu trépied d’or qui fut porté à Bias ; mais ilne trouve pas que cette figure ressemble àun trépied , qui Tailleurs est toujours placéaux pieds & jamais à la tête , dans les an-ciens monumens. Il demande enfin si cettemachine quelle qu’elle puiste être , ne fepourroit pas rapporter au beau mot de Bias:omnia mea mecum porto ? Demande quiparoît assez extraordinaire.
IV. Nicolas Heinsius , de même que M.Spanheim , n’a expliqué que deux endroitsde ce marbre. Il prend l’homme en man-teau pour Pisistrate , le compilateur desœuvres d’Homere ; ce qui paroît- douteuxà M. Cuper, à cause de la figure Egyp-tienne qui est sur la tête de cet homme :& il prend pour les symboles d’Apollonl’arc & le carquois , austi bien que la lyrequ’on voit sous l’antre ; ce que M. Schott,dont nous parlerons plus bas, trouve sibien rencontré , qu’il ne doute point, quesi Hensius eût poussé plus loin cette pre-mière découverte , il n’eût enfin donnél’entiere explication de ce monument.
V. M. Gronovius croit que l’homme enmanteau est un savant Egyptien , ce qu’ilrecueille du caractère hiéroglyphique, qu’ilcroit voir derriere lui , & sur sa tête ; &par cette raison il ne doute point que cene soit le précepteur d’Homere , qui n’étoitpas moins instruit dans la science desEgyptiens que dans celle des Grecs. IIpasse ensuite à la figure qui appuie sa maingauche sur une pierre à l’entrée de l’antre,& qui tient de la droite un rouleau de pa-pier ; il Fa prend sans difficulté pour Ho-mere