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Tome vingt-deuxième.
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elle est extrêmement dure , & entremêléede petites particules talqueuses. On trouvecette pierre par masses ou par blocs im-menses , & non par couches : on en trans-porte à Londres pour faire les marchesdes églises & des édifices publics, à causeque cette pierre ne s’use point aussi promp-tement que les autres. Nous avons enFrance une quantité immense d’une pierretoute semblable , sur-tout en Bourgogne& sur les bords du Rhône. Voyei Gra-nit. ( —)

MOOS ou MOSS, ^ Ge'og. ) placecommerçante de la Norwege méridio-nale , dans la préfecture de Christiania ,au district de Borre. L’on y travaille beau-coup en fer , & l’on y a établi récem-ment une fonderie de canons. Ses envi-rons font connus d’ailleurs par les deuxdéfaites que les Suédois y essuyèrent l’an1717.(0.0.)

MOPHQ& CROPHI, ( Ge'og. anc.)en grec Mv~ai KpaQt, montagne d’Egypte.Hérodote, liv. II. chap. xxviij. les placesau-dessus de Thebes & d’Eléphantina. Lu-cain dans fa Pharsale , liv. X. v. 323 ,les appelle les veines du Nil.

Etscupuii placuit jluvii quos difeere venas.

MOPSUESTE , ( Geog. anc. ) Mop-fuejlia , ville de la Cilicie , fur le fleuvePyrame , au - dessiis d’Anazarbe , &plus près de la mer que cette derniereville. Strabon & Etienne le géographedivisent ce mot MopJ'u heftia , MoV sr/amais Ptolomée & Procope n’en font qu’unmot. Pline dit Mopfos , & il fait enten-dre que les Romains avoient laissé la li-berté à cette ville ; Fempereur Adrienl’embellit de plusieurs édifices ; aussi prit-elle le nom de ce prince ; fur une mé-daille d’Antonin le pieux, on lit ces motsen grec, AAPlANíîNMnYEATí'N Hadria-norum Mopfeatarum : car les habitans senommoient Mopféates. Les notices deLéon le sage, & d’Híéroclés donnent àMopfuefie le second rang parmi les évê-chés de la seconde Cilicie ; mais la noticedu patriarchat d’Antioche , lui donne lerang de métropole indépendante. (D. J.)

MOQUA , f. f. ( tìifl. mod.) cérémo-nie fanatique en usage parmi les Maho-

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métans indiens. Lorsqu’ils font revenus dupélérinage de la Meque, un d’entre euxfait une course sur ceux qui ne suiventpas la loi de Mahomet ; il prend pourcela en main son poignard , dont la moi-tié de la lame est empoisonnée , & cou-rant dans les rues , il tue tous ceux qu’ilrencontre qui ne font pas Mahométans ,jusqu’à ce que quelqu’un lui donne la mortà lui-même. Ces furieux croient plaire àDieu & à leur prophète en leur immo-lant de pareilles victimes ; la multitudeaprès leur mort les revere comme saints ,& leur fait de magnifiques funérailles. Ta-vernier , Voyage des Indes.

MOQUE , f. f. ( Marine. ) eípece demoustle percé en rond par le milieu , &qui n’a point de poulie.

Moque de civaditre , c’est le moque parlaquelle passe l’écoute de civadiere.

Moques de trelingage , eípece de cap demouton , par lesquelles paííênt les lignesde trelingage des étais. Voye1 TRELIN-GAGE.

Moques du grand étai , ce font deuxgros caps de mouton , fort longs & pres-que quarrés, dont l’un est mis au bancde l’étai, & l’autre-au banc de son çal-lier ; ils font joints ensemble par une ridequi leur sert de liure, ensorte qu’ils nefont qu’une même manœuvre.

MOQUERIE , PLAISANTERIE ,( Granvn. franc. ) la moquerie se prendtoujours en mauvaise part, & la plaisan-terie n’est pas toujours offensante. La mo-querie est une dérision qui marque le mé-pris qu’on a pour quelqu’un , & c’est unedes maniérés dont il se fait le mieux en-tendre , Fin j ure même est plus pardonna-ble , car elle ne deíire ordinairement quede la colere , qui n’est pas incompatibleavec l’estíme. La plaisanterie bornée à unbadinage fin &: délicat, peut s’employeravec ses amis , & les gens polis, autrementelle devient blâmable & dangereuse. Toutce qui intéresse la réputation ne doit points’appeller plaisanterie , comme tout ce quiest d’un badinage innocent, ne doit pointpasser pour moquerie. ( D. J. )

MOQUEUR, f. m. ( tìifl. nat. Orni-tholog. ) avis polyglotta, oiseau qui est à-peu-près de la grosseur du mauvis : il a

environ