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Tome vingt-deuxième.
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espere être plus heureux. Comme le creuxdu trépied s’appelloit ïctrpn , & que y-v-éi.;signifie quelquefois dij'cours , il croit quepar engastrimythes on doit entendre desinterprètes d’Apollon , ou des hommesqui récitoient ou expliquoient plus claire-ment ce qui avoit été dit par le ventredu trépied d’une maniéré confuse. C’é-toient, au commencement, des femmesqui étoient employées à cela, & la Pythieétoit engastrimythenée , fi l’on peut par-ler ainsi. M. Vandale , qui nie quelle eûtpu faire cette fonction , à cause des crisfurieux qu’elle faifoit étant alíìfe fur letrépied, est ici réfuté. On lui répond quecette fureur étoit feinte, & que fuppoléqu’elle ne le fut pas, la Pythie n’interpré-toit Foracle qu’après que son agitationétoit passée, & le bruit du vent cessé.Dans la fuite , lorsque le temple fut plusriche, & que Foracle fut devenu pluscélébré , on prit des hommes pour rem-plir ce ministère ; & cela , tant pour sou-lager les Pythies , qui étoient trop em-ployées , que parce qu’clles ne retenoientpas assez bien les réponses des oraclesqu’eJles dévoient réciter en vers, &qu’elles donnoientlieu par-làauxgens d’es-prit d’en faire des railleries qui ne pou-voient tourner qu’au désavantage deForacle.

3. Le troisième sujet est Fhomme enmanteau. A Foccasion des engastrimythesdont Fauteur a parlé dans l’obfervationprécédente, il lui semble que cet hommeen manteau en pourroit bien être un. Sonhabit n’y est pas contraire , puisque , selonStrabon & Plutarque , c’étoient des poè-tes qui faifoient cette fonction, & quecelui-ci est enveloppé de son manteau ,.comme on dépeint ordinairement les poè-tes. Le papier roulé qu’il tient y convientaustì fort bien, puifqu’ils étoient obligésde rendre les réponses de Foracle en vers :& cette conjecture paroîtsi heureuse & sibien fondée à Fauteur, qu’il ne fait pointde difficulté de changer d’opinion touchantcette figure , & de préférer son poète en-gastrimythe au philosophe Bias de M.Spanheim , qu’il avoit adopté si haute-ment dans son explication particuliers dece monument.

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Monument le , ( Hìfi. d'Angleterre. )il est ainsi nommé par les Anglois, &avec raison , car c’est le plus célébré mo-nument des modernes , & une des piecesdes plus hardies qu’il y ait en Architec-ture : ce fut en mémoire du triste embra-sement de Londres , qui arriva le 2 Sep-tembre 1 666 , qu’on érigea cette pyramide,au nord du pont qui est de ce cóté-là furla Tamise , près de Fendroit où Fincen-die commença ; c’est une colonne rondede l’ordre tolcan , bâtie de grosses pierresblanches de Portland. Elle a deux centspie's d’élévation & quinze de diamètre ;elle est fur un piédestal de quarante piésde hauteur , & vingt-un en quarré. Audedans est un escalier à vis de marbrenoir, dont les barreaux de fer règnentjufqu’au sommet, où se trouve un balconentouré d’une balustrade de fer , & qui avue fur toute la ville. Les côtés du nord& du sud du piédestal ont chacun uneinscription latine ; une de ces inscriptionspeint la désolation de Londres réduite encendres, & Fautre son rétablissement quifut austì prompt que merveilleux. Toutce que le feu avoit emporté d’édifices debois, fut en deux ou trois ans rétabli depierres & de briques fur de nouveauxplans plus réguliers & plus magnifiques ,au grand étonnement de toute F Europe,& au sortir d’une cruelle peste qui suivitl’année même de Fembrafement de cettecapitale ; & rien ne fait tant voir la ri-chesse , la force, & le génie de cettenation , quand elle est d’accord avec elle-même , & qu’elle a de grands maux à ré-parer. ( D. J. )

MONYOROKEREK , ( Géogr. ) villede la basse Hongrie; dans le comté d’Ei-lembourg, & dans une situation élevée.Elle est munie d’un château & elle est fousla seigneurie des comtes d’Erdodi. ( D. G.)

MONZA , [Géographie. ) ville d’Ita-lie , dans le Milanez , fur le Lam-bro , á xr. milles N. E. de Milan, 21S. O. de Bergame. Longitud. 2 6. 45-, la t.45- 33-

MOORSTONE , {Hìst. nat . ) nom quel’on donne en Angleterre à une efpece degranit blanc & noir, qui fe trouve dansla province de Cournouaillçs &. en Irlande;