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Mora la , ou LA Mohr , ( Ge'ogr. )riviere du royaume de Boheme , en. Mo-ravie. Elle a ía source dans les montagnes,auprès de Morawítz , entre au duché deSilésie , passe à Morawitz, & va porterses eaux dans l’Oder.
MORABA , ( Géog. ) fleuve d’Afriquedans TAbissinie , selon M. de Lille. M.Ludolf appelle ce fleuve Mareb. ( D. J.)
MORABITES , f. f. ( Hijì. mod. )nom que donnent les Mahométans à ceuxd’entre eux qui suivent la secte de Mo-haidin , petit-fils d’Aly , gendre de Ma-homet. Les plus zélés de cette secte em-brastènt la vie solitaire , & s’adonnentdans les déserts à l’étude de la philosophiemorale. 11s font opposés en plusieurs pointsaux sectateurs d’Omar & menent unevie d'áilleurs assez licencieuse , persuadésque les jeûnes & les autres épreuves qu'ilsont pratiquées leur en donnent le droit,ïls se trouvent aux fêtes & aux nocesdes grands , où ils entrent en chantantdes vers en fhonneur d’Aly & de ses fils ;ils y prennent part aux festins & aux dan-ses jusqu’à tomber dans des excès , queleurs disciples ne manquent pas de fairepasser pour des extases : leur réglé n’estfondée que fur des traditions.
On donne auíïï en Afrique le nom deMorabites aux mahométans qui font pro-fession de science & de sainteté. Ils vi-vent à-peu-près comme les philosophespayens ou comme nos hermites : le peu-ple les révéré extrêmement , & en aquelquefois tiré de leur solitude pour lesmettre fur le..trône. Marmol , de FA-frique.
MORAILLE, f. f. ( Maréchal. ) instru-ment que les maréchaux mettent au nezdes chevaux pour les faire tenir tranquillespendant qu’on les ferre ou qu’on les fei-gne , &c.
MORAILLE , f. f. ( Verrerie.) efpecede tenailles de fer à Tissage des verriers,qui Tempsoient à tirer & ajonger le cylin-dre de verre avant que de Touvrir.
MORAILLEPi le verre , c’est T alongeravec la muraille. Voye^ VERRERIE.
§ MORAILLES , f. f. plu. ( terme deBlajon. ) meuble d’armoiries représentantsdeux tenailles qui servent à serrer le nez
MOR
du cheval, pour empêcher qu’il ne íe tour-mente lorsqu’on le tient au travail : cesont deux branches de fer jointes par unecharnière à Tun des bouts , & que Tonferre ou lâche du côté opposé tant queTon veut.
Ce meuble est ordinairement ouvert,tendu en fasce ; s’il y a plusieurs mo rail-les , on les met Tune fur T autre ; leurémail est l’or ou T argent, elles sont raresdans Técu.
De Murailles à Paris ; d'ayur à troismorailles d’argent en fasces.
De Girard à Bourges ; de gueules àdeux morailles d’or, liées d’argent,poséesen chevrons F une Jur F autre. (G. D. L. T. )
MORAILLON , f. m. ( Serrurerie. )morceau de fer plat , dont la longueur ,la largeur, Tépaisseur varient , selon lesplaces auxquelles on le destine ; il sert àfermer les coffres forts , les portes ,avec les cadenats. A une des extrémitésest un œil dans lequel passe un lasseret:pour T attacher ; à T autre bout il y a untrou oblong pour recevoir la tête dncrampon dans laquelle on place T anse ducadenat.
MORAINE , f. f. ( Mégiserie. ) c’estlalaine que les mégissiers &: les chamoiseursont fait tomber avec la chaux de dessusles peaux de moutons & de brebis mortesde maladie : on appelle aussi cette lainernauris, morts, mortin , mortain, & plures.
Les laines moraines sont du nombre decelles que Tarticle n. du règlement du30 Mars 1700 , défend aux ouvriers enbas au métier , de se servir dans les ou-vrages de leur profession. Voyei LAINE.
MORALE,f. f. (Science desmœurs.jc elì4 a science qui nous prescrit une sage con-duite , & les moyens d’y conformer nosactions.
S’il sied bien à des créatures raisonna-bles d’appliquer leurs facultés aux choses -auxquelles elles sont destinées , la moraleest la propre science des hommes ; parceque.c’est une connoissance généralementproportionnée à leur capacité naturelle ,Jk d’où dépend leur plus grand intérêt.Elle porte donc avec elle les preuves de.'son prix ; & si. quelqu’un a besoin qu’on -raisonne beaucoup pour l r en convaincre ,.