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Tome vingt-deuxième.
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ils fin t prendre au malade des crcmcs deris chargées de beaucoup de poivre ; ils ré-pandent aussi du poivre fur la tête , ils at-tendent pour le purger que la maladie soitbien calmée, & que la fievre soit passée :alors ils donnent quelques purgatifs très-doux ; & quelle que soitl’ardeur de la fievredans les commencemens , elle ne leur pa-roît jamais exiger la saignée , dont ils s’abs-tiennent entièrement. Voye^ Dellon ,voyages dans les Indes orientales , année1689, & Sauvage , de médian, finenf.dijsertat. ( rn )

MORDEHI, s. m. ( Medecine. ) Les In-diens appellent de ce nom une espece delangueur d’estomac qui leur est très-fami-liere; elle est principalement occasionnéepar lesgrandes chaleurs qui provoquent desíiieuts abondantes , sur-tout lorsqu’ellesfont suivies de froid , & fi dans ces circons-tances les Indiens font le moindre excèsdans le boire ou le manger, sur-tout le soir;leur estomac affoibli & relâché ne peut pasle digérer fans peine & parfaitement, &donne par là lieu à des diarrhées fréquen-tes & très - opiniâtres. Les roborans toni-ques , les boissons acidules , sont les re-medes qui paraissent les plus appropriés ; &je crois que de seau bien fraiche fur - toutpourroit guérir & même prévenir ces diar-rhées. Frédéric Hoffman de qui nous te-nons ce que nous avons dit fur la nature decette maladie, dijsert. de morb. certo re-gionib. &popul. propriis , n’a pas daignéou n’a pas pu nous instruire desremedesquela nature , le seul médecin qu’ils aient,leur fournit, & des succès qu’ils ont. Lemordehi est peut-être le même malade quele mordexin.

MORDICANT , ( Gram. Médec.) quiblesse , irrite , pique , mord légèrement.On dit une humeur rnordicante. Les par-ties de cette substance sont mordicantes.

; MORDRE , ( Physiol. ) Mordre estFaction par laquelle les dents divisent lesalimens durs en plusieurs particules.

Pour mordre , il faut 1 °. que la mâ-choire inférieure s’écarte de la supérieurevers la poitrine fur son condyle ; 2 se il fautque cette mâchoire inférieure soit ensuitefortement pressée contre la mâchoire íupé-

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ricure , afiil que les alimens solides puis-sent être coupés par les dents incisives.

La premiere action se fait par la contrac-tion des deux muscles digastriques ; la se-conde dépend de la contraction , ise desmuscles croraphites, 2se des masseters,3 9 . des ptérigoidiens externes , 4°. desptérigoidiens internes. Ces quatre musclesagissant ensemble élèvent la mâchoire , aulieu que s’ils agissent séparément ils la ti-rent latéralement & en arriéré ; mais si leshuit muscles qu’on vient de décrire agissentensemble , la mâchoire inférieure est pres-sée avec une force incroyable contre la su-périeure. Ainsi toutes les dents des deuxmâchoires étant fort comprimées, on voltclairement que ce sont les huit dents inci-sives qui se présentent les unes aux autres,& se frappant réciproquement avec vio-lence , mordent , divisent les alimens , &commencent ainsi la mastication. Voye\donc Mastication.

Mordre , ( Marine. ) sc dit en parlantd’une ancre , lorsqu’elle est attachée parses extrémités pointues & recourbées anfond de la mer ; ces extrémités s’appellentbras. V. Ancre.

Mordre , teinture , terme de Chape-lier - Teinturier , qui signifie prendre lacouleur plus ou moins vite.

II y a des étoffes ou feutres qui mordentfacilement la teinture , & d’autres qui lamordent très malaisément. V. CHAPEAU.

Mordre, terme d’Imprimerie , sc ditlorsque la frisquette ayant couvert quelqueextrémité de la lettre d’une forme , il y adans Fimprimé un vuide où il ne paraîtqu’un simple foulage. Ce défaut vient de ceque Fouvrier de la pressé n’a pas coupé lafrisquette en cet endroit ; il peut venir aussilorsque après avoir collé un morceau depapier fort pour empêcher le barbouillage ,ce même morceau de papier coule & em-pêche Firnpreíïion de venir. Voye^ FRIS-QUETTE.

MORDS , en terme d'Eperonnier , estcette partie de la bride d’un cheval qui luipasse dans la bouche ; dont les branches luimontent le long des joues, & sent jointesensemble par une gourmette & des chaî-nettes qui prennent fous í'a sevré inférieure