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Tome vingt-deuxième.
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demi-septier d’huile de lin , qu’on faitbouillir : on applique de For ou du cuivresur le mordant , dès qu’il est posé sur l’ou-vrage qu’on s’est proposé de láire. 11 fautFempk>yer bien chaud. Voye\ REHAUTS,Rehausser.

MORDATE, s. m. ( Terme'de rela-tion. ) Les Turcs appellent mordates ceuxqui de chrétiens se font fait mahométans ,qui depuis ont retourné an christianisme ,& qui enfin , par une derniere inconstance,íònt rentrés dans le Mahométifme. LesTurcs ont pour eux un souverain mépris,& ceux-ci en revanche affectent de paroî-tre encore plus zélés mahométans que lesmusulmans mêmes. Les personnes quichangent de religion par des vues d’inté-rêt , n’ont d’aatres ressources que Fhypo-crisie- ( D. J. )

M O R D E X I N , f. m. ( Médecine. )c’est un mot chinois qui a paffé en méde-cine , par lequel on désigne une espece dechoiera morbus qui est fréquente à la Chine,à Goa , & dans le Brésil, où on l’appellemordechì. Cette maladie fe déclare brus-quement par des vomissemens continuels,bilieux , par des diarrhées de même nature,auxquels fe joignent une fievre aiguë , soifimmodérée , délire , douleur de tête , in-quiétudes , £?c. Les urines sont, pendanttout le cours de la maladie , ardentes, rou-ges , limpides , le pouls fort roide & iné-gal. II est à remarquer que ce caractère dupouls, tel que Dellon dit savoir observé( voyage dans les Indes orient, ann. 1689 )est exactement le même que celui que Fau-teur des recherches Jurle pouls dit précéder,désigner & accompagner les excrétions ven-trales , le vomissement & la diarrhée. V.POULS. Et ce n’est pas la feule occasion ,comme je crois savoir fait appercevoir ail-leurs , où l’on voit des observations anté-rieures exactes & bien détaillées, quadrerparfaitement avec les classes établies parcet illustre médecin ; & il ne manqueroitpas d’obfervations postérieures plus con-formes encore à cette méthode, & pluspropres à confirmer & â éclaircir un pointauss intéressant, si l’on vonloit voir fanspréjugé & raconter fans politique.

Cette maladie est très-grave , toujoursdangereuse , & quelquefois funeste : un

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heureux hasard a découvert depuis long-ue ms à ces peuples un remede que l’empi-rifme aveugle a employé ; & dont un suc-cès presque constant a démontré l’estìcacitéCe remede consiste dans F application d’uneverge de fer rougie au feu fous le talon, quichez ces peuples accoutumés à marcherpies nuds, est très-dur, calleux & peusensible ; on l’y laisse jusqu’à ce que le ma-lade ressente de la douleur , & alors pourempêcher qu’il ne s’y forme des cloches ,on bat doucement la partie avec un sou-lier plat. Dès l’instant même que I’opéra-tion est achevée , on voit pour l’ordinairediminuer les vomiííèmens , la douleur &cla fievre , qui en est une fuite. Ce remedeagit, comme l’on voit , moins comme uncautère que comme irritant , & par Fim-pression douloureuse qu’il fait fur les nerfsde cette partie. Cette méthode est sortanalogue à celle qui fe pratique à Java pourguérir la colique : on y applique de mêmeun fer rouge indifféremment à la plante despies, & on soulage tout-à-coup. Cettefaçon d’agir íinguliere , inexplicable dansles théories vulgaires, est très - conformeaux lois bien déterminées de Féconomieanimale. Voye\ce mot. Dellon nous assurequ’il a éprouvé fur lui-même & fur une in-finité d’autres personnes, les bons effets dece remede : d’où il résulte que des remedesbien différons guérissent à-peu-près égale-ment les mêmes maladies, & l’on voitpresque le même nombre de malades échap -per ou mourir traités par des méthodes ab-solument contraires. 11 y a lieu de présu-mer que ce remede souverain à la Chine ,auroit les mêmes avantages en France ;mais la délicatesse naturelle à feshabitans,la nouveauté de ce secours, la quantitéd’autres plus doux, font des préjugés très-forts contre son usage , & qui dans les casordinaires méritent d’être respectés. Maisquand on a épuisé tous les remedes inutile-ment , qu’on est réduit à cette affreusenécessité de voir périr des malades fans sa-voir de quel côté fe tourner pour les secou-rir , je ferois d’avis qu’on eût recours à unremede qui quoique cruel, l’est bien moinsqu'un désespoir fatal. Lorsqu’après F appli-cation de ce remede les symptômes sont di-minués , mais la fievre subsiste encore,