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Tome vingt-deuxième.
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1-ranches & des troncs est gerfée, cen-dres à "extérieur , & d’un beau ver d en-dedans. Son bois renferme une moellefongueuse & cassante.

Ses feuilles naissent alternativement ;elles font oblongues , lisses, pointues ,semblables à celles du fmilax , d’un verdfoncé , garnies quelquefois de deux oreil-les à leur base , portées fur une queue lon-gue d’environ un pouce.

Ses fleurs naissent en bouquets ; ellesfont petites , d’une odeur désagréable ,mais elles font assez belles à la vue. Ellesfont d’une feule piece, en rosette , par-tagées en cinq fegmens étroits, pointes ,réfléchis en-dehors, d’un bleu purpurin ,& quelquefois blancs ; du milieu des fleurssortent des étamines à sommets jaunes ,qui forment une éminence.

Il s’éleve du calice un pistil attaché enmaniéré de clou à la partie postérieure dela fleur. Ce pistil se change en baie suc-culente , allongée, ovale , de couleurd’ecarlate quand elle est mûre , d’unefaveur visqueuse & désagréable, rem-plie de petites graines applaties & blan-châtres.

Cette .plante se plaît dans les lieuxaquatiques , & le long des ruisseaux ; elleest toute d’usage , & fleurit aux mois deJuin & de Juillet. Elle passe pour incisive ,diurétique & résolutive. Les dames deToscane , du temps de Matthiole , em-ployoient le suc de ses baies en pommade ,pour le mettre en guise de rouge lur levisage. ( D. j. )

Morelle ou Douce - amere ,( Mat. med. & Dicte. ) cette plante estvantée par plusieurs botanistes célébréscomme puissamment désobflruante & fon-dante. La décoction de fa tige dans l’eauou dans le vin blanc, est sur-tout très-recommandée contre la jaunisse & les obs-tructions du foie invétérées. Elle est célé-brée encore comme un vulnéraire très-efficace , capable de dissoudre le sangextravasé & grumelé ; & son suc est très-utile, par cette propriété , à ceux quifont tombés d’un lieu élevé. Fuller avancemême qu’une infusion composée , dont lamorelle sait Ja base, opéré si merveilleu-sement dans les chûtes & les grandes con-

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fusions , qu'il a remarqué , avec étonne-ment , que ce remede rendoit l’urine deces malades absolument noire à cause desgrumeaux dissous & entraînés avec cetexcrément. Les mêmes préparations de lamorelle font données auíli pour évacuerabondamment les eaux des hydropiques,soit par les selles , soit par les urines.

Les usages extérieurs de cette plantefont les mêmes que ceux de la morelle àfruit noir. Voje\ cet article.

La douce-amere tendre qui est acidule ,peut être mangée en salade avec assu-rance: elle n’est pas plus dangereuse danscet état, que le phitolacca , plante de lafamille des morelles , dont les habitansde la Martinique mangent les feuilles ap-prêtées comme nous faisons nos épinars.Voyei Phitolaca. ( b )

Morelle a fruit noir, ( Botan. )en latin solanum acinis nigricantibus jc’eít une eípece de solanum. Voye { SoLA-NUM , ( Botan. )

Morelle , ( Mat. med. ) morelle com-mune à fruit noir. Les feuilles de cettepiante font employées en Médecine , maisdans l’usage extérieur seulement. Carquoique quelques auteurs aient recom-mandé le sue ou l’eau distillée de cetteplante pris intérieurement dans Pinflam-mation de l’estomac , Pardeur d’urine ,& la dyííenterie ; cependant trop d’ob-servations prouvent que ces substancesfont des véritables poisons , pour qu’il soitpermis de tenter un pareil secours. Lesbaies de la morelle commune étant ava-lées même entieres, causent bientôt desconvulsions horribles , auíli-bien que cel-les de la morelle furieuse. Voye^ Mo-relle FURIEUSE. Au reste les acidesfont P antidote assuré de toutes les especesdangereuses de morelle. M. Bernard deJuiiieu , dont la candeur & Pexactitudedans les expériences font généralementreconnues, m’a assuré que les acides vé-gétaux remédioient fi efficacement auxaccidens causés par l’ufage intérieur detoutes ces plantes, & de plusieurs autresque Tourneíòrt a rangées dans la mêmeclasse, qu’il n’étoit pas même nécessairede les faire rejetter par le vomissement ,& qu’onpouvoit s’en tenir à donner abon-damment;