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Tome vingt-deuxième.
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damment da vinaigre. Ce savant botanistea observé auíli que toutes ces plantesétaient innocentes , lorsqu’elíes conte-naient un acide spontané. Voye\ MO-RELLE OU DOUCE-AMERE , iOMATE

& Phitolacca.

La morelle est employée comme stupé-fiante , calmante & relâchante , danstous les cas de tentions inflammatoiresaccompagnées de vives douleurs. On l'ap-plique principalement, l’herbe pilée , furles hémorrhoïdes très -dolentes, on lesbassine avec le suc. C’est encore là unremede très - usité contre les douleursatroces qui accompagnent souvent les can-cers. On mêle quelquefois à ce suc unepetite quantité d’esprit-de-vin, dans lavue vraisemblablement assez mal rem-plie par cette addition, de corriger saqualité froide repercussivè. C’est avec cecorrectif qu’on l’emploie principalementcontre les éruptions érésipélateufes, & lesdémangeaisons insupportables.

On retire de cette plante une eau dis-tillée simple qui contient assez des prin-cipes propres de la plante pour être véné-neuse dans l’usage intérieur , car l’odeurvirulente de la plante entiere an '.once queses principes véritablement actifs font au-moins en partie très-volatils : mais cetteimprégnation ne communique point à cetteeau des qualités comparables, quant àl’énérgie , à celles du suc ; elle la laisse ,presque fans vertu , dans supplication ex-térieure.

L’huile qu’on prépare par infusion &;par coction de ses baies 6c de ses feuilles ,& qu’on fait entrer coi. munément dansles embrocations ou épithjir.e, liquides& les cataplasmes anodins, est aussi très-inférieure en vertu au suc.

Les Médecins les plus circonspects ontregardé tous ces remedes extérieurs, tirésde la morelle commune , comme suspects ,par une qualité éminemment repercussivequ’ils lui ont attribuée ; quâlité peut-êtretrop généralement rédoutée , au - moinsmal appréciée. Voye\ Repercussif. {b)

Morelle furieuse , ( Médecine ,Traité des choses non-naturelles. ) Cetteplante renferme un poisofl violent, dontTome X&II.

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le premief effet est de jetter dans la fureurles sujets qu’ji affecte.

On trouve dans le Recueil périodiquede Médecine, &c. Août 1739 , une obser-vation remarquable à ce sujet ; la voici:en 1743 , deux filles, l’une d’environ septans ; l’autre de huit , furent frappéesd’une manie , dont les symptômes furieuxfirent soupçonner le poison au médecin,auteur de cette observation. 11 leur fitdonner quelques verres de tisane stibiée.Elles vomirent, l’une deux baies, l’autretrois de morelle furieuse entieres , aussipleines , aussi fraîches qu’au momentqu’elles font détachées de la plante dansleur parfaite maturité ; cependant la maniese soutenoit depuis près de vingt-quatreheures, tous les membres étoient frappésde foibles mouvemens convulsifs , leursgestes étoient audacieux , leurs regardsexprimoient la fureur , le ris sardoniqueimmodéré succédait & faisoit place auxlarmes a mer es ; elles bégayoient des pa-roles hardies, & cher choient à mordre& déchirer tout ce qui se présentoit de-vant elles. L’anus, le íphincter de la ves-sie étoient relâchés, les extrémités infé-rieures étoient engourdies par une atonieparalytique ; l’effroi s’empara du peuple ,on cria au sortilège fur ces créatures in-nocentes , on les crut possédées. L’exor-cisme donné fans connaissance fut aussifans succès. L’émétique en lavage réussit :demi-heure après l’opération du remede ,le public surpris vit 'jouer en pleine ruenos convalescentes avec leurs compagnes.Aujourd’hui elles jouissent d’une santéferme & vigoureuse ; elles n’ont jamaisreílènti aucune impression fâcheuse dupoison, dès l’mstant qn’il fut rejette au-dehors. (b)

Morelles a grappes, ( Botan.)nom vulgaire d’une eípece de phitolacca.Voyei Phitolacca. Botan. {D. J.)

Morelles a grappes , ( Mat. méd. )phitolacca , grande morelle des Indes.Les feuilles de cette plante entrent dansla composition du baume tranquille. Onn’en fait aucun autre usage en médecine.On croit qu’elle est moins dangereuse queles autres eípeces de morelle avec lesquelleson la range, ( b )