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du quartier de Gottingen ; & sans êtreconsidérable par son enceinte, elle Test 1par son ancienneté & par le bailliage au-quel elle préside , & dont les maisons deBrunswick & de Hesse partagent la juris-diction. ( D. G. )
MORINIENS , morìni , ( Hìst. anc. )peuple de l’ancienne Gaule belgique , quihabitoit du temps des Romains le paysdes Cleves, de juliers & de Gueldres.
MORION , Hifl. nat. ) nom donné parPline & d’autres anciens naturalistes à unepierre noire à l’extérieur , mais qui , te-nue entre l’œil & le feu ou une flamme,paroiíîòit être transparente & d’un beaurouge. On l’appelloit aussi prammion. 11paroît que c’étoit un crystal ou fluornoir. ( — )
MoRIONS , s. m. pi. ( Hijì. anc. ) per-sonnages bossus , boiteux , contrefaits ,tête pointue , à longues oreilles , & àphysionomie ridicule , qu’on admettoitdans les festins , pour amuser les convi-ves. Plus un morion étoit hideux, pluschèrement il étoit acheté, ií y en a quiont été payés jusqu’à 2000 sesterces.
Morion , armure de tête qui étoitautrefois en usage pour l’infanterie. Voy.Salade.
MORINS , Morìni ( Géogr. anc. ) an-ciens peuples de la Gaule belgique , quihabitoient l’ancien diocèse de Térouen-ne. Ils étoient divisés en plusieurs cantons,pagos , comme cela paroît par Césarmême , l. IV■ ch. xxj. qui se trouvantdans le port Iccius pour faire équipper faflotte , reçut des députés de quelquescantons des Morins , qui lui promirentl’obéissance , & n en reçut point desautres.
11 feroit difficile d’établir combien lacité entiere des Morins renfermoit depays. Il est néanmoins probable qu’ellecomprenoit toute l’étendue des diocèses
?[iii ont été formés de celui de Térouenne,avoir Boulogne , S. Orner & Ypres.
Le non, de Morìni, comme ceîui des A-morici ; dérive du celtique mor, qui signifiemer ; & il avoit été donné à ces peuples,à cause de leur situation sur le rivage deJa mer.
Virgile , JEnéide liv, VIII* V. 727.Tome XXII.
MOR 26;
par une figure hardie , met les Morìniau bout du monde.
Extremique hominum Morìni , Rhe~nus que bicornis. Pline , /. XIX. ch. j.adoucit l’expression , en disant qu’on lesregardoit comme placés à {'extrémité dela terre , ultimique hominum exifiimatiMorìni. Pomponius-Mela , Z. III. ch. ij.parle plus juste j il les dit Jes plus reculésde tous les peuples gaulois, ultimi Galii-carurn gentium Morìni. Ptolomée , l. il.ch. ix. donne aux Morins la ville de Var-na nu , Térouenne , &un port nommé Cefl.soriacum , c’est Boulogne fur mer. Il mecaussi dans leur pays l’embouchure du fleuveTadula , & celle de la Meuse. (D. J.)
MORISONE , morisòna { Hifl. nat.Bot. genre de plante à fleur en rose ,composée*de quatre pétales disposés enrond ; il fort du calice un pistil , dont 1csommet devient dans la fuite un fruit rond ,chacun couvert d’une écorce dure , 6crempli de semences qui ont la forme d’ua.rein. Plumier , Nova plant. amer. getnVoyei Plante.
MORISQUES , ou LOS MORIS-COS , ( Geogr. ) on appelloit ainsi lesMaures qui étoient restés en Espagneaprès la ruine de l’empire qu’ils y avoientétabli. Le roi Philippe III. a trouvé lamoyen d’appauvrir ses états , & de lesdépeupler à jamais en chassant tous lesMorifques qui s’y trouvèrent en 1610. Ilen sortit plus de 900 mille qui se retire*-rent en Afrique. On ne sauroit frappe»de plus grands coups d’état en politique;pour se ruiner sans ressource.
MQRISTASGUS , ( Mythol. Gaul. )le Moristasgus des Gaulois paroît avoitété une divinité locale des Senonois ; ca?un homme de ce nom étoit roi du paysdans le temps que César arriva dans lesGaules , & la royauté avoit été déjà dansfa famille. II y a donc bien de Fapparenceque ce roi portoit le nom d’un dieu par-culier du lieu, ou qu’il étoit lui-memecette divinité , après avoir été mis au nom-bre des dieux, par la superstition grossièrede ces peuples idolâtres. Quoi qu’il en soit,,dans les inscriptions recueillies par Ram-sius , on trouve qu’un Ti. Cl. ProfessasNi^er , lequel avoit obtenu toutes les-