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Tome vingt-deuxième.
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plumes blanches de chaque côté , de fortequ’elles font mi-parties comme celles despieds ; il a aussi le dessous du vente blanc& la queue noire ; il plonge fréquemment,& demeure fous î’eau plus long - tempsque les canards ; fa chair est auíîi plus dé-licate & d’un goût plus enquis.

MORILLON , les Lapidaires nommentainsi des éméraudes brutes qu’on vend aumarc. II y a aussi des àcmï-morillons. V.Eméraudes.

MORINE, mori/m, f. f. {Hifl. nat. Bot.)genre de plante à fleur monopétale, ano-male , tubulée , en forme de masque , &divisée en deux lèvres, dont la supérieureest découpée en deux parties & l’inférieureen trois : le calice est aussi découpé endeux parties pour l’ordinaire. Le pistil quifort du calice , est attaché comme unclou à la partie postérieure de la fleur& stérile. Le calice de la fleur est poséfur un jeune fruit qui est renfermé dansun autre calice comme dans un étui , &qui devient dans la fuite une semence ar-rondie & anguleuse. Tournefort , injì.rei herb. corol. Voye\ Plante.

Cette plante n’a pas été seulement dé-crite exactement par M. Tournefort ; ellefait dans le système de Linnaus un genredistinct, dont voici, selon cet illustre bo-taniste , les principaux caractères. Le ca-lice est double , & de deux fortes, P unest l’enveloppe du fruit , & reste après quela fleur est tombée ; í’autre est l’enve-loppe de la fleur même , qui est mono-pétale , tabulaire, légèrement fendue endeux segmens subsistants après la fleur. IIn’y a point proprement de fruit ; la grainequi succédé â chaque fleur çst unique ,arrondie , & entourée par le calice de lafleur.

M. de Tournefort trouva cette belleplante dans son voyage du levant, &c luido.mâle nom de M. Morin non-seuleinentparce qu’il étoit son ami, mais parce quece botaniste a eu l’honneur d’élever dansson jardin cette plante de graine , &qu’elle n’a pas réussi dans le jardin du Roi.

La marine donc , marina orientalis ,çarlinœ filio , I. R. if. 48. a la racineplus grostè que le pouce , partagée enjgrossçs fibres, brunes, geríeçs, peu che-

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velues. Sa tige s’éleve à deux 011 trois piésde haut. Elle est ferme , droite, lisse,velues vers le sommet, rougeâtre , &noueuse. II sort communément de chaquenœud trois feuilles assez semblables à cel-les de la carline, vcrd-ga'i, luisantes, dé-coupées , ondées & garnies de piquantsjaunâtres , fermes, durs, longs de 4 ou $lignes.

De faisselle des feuilles naissent desfleurs par étages & à double rang , lon-gues d’un pouce & demi. Chaque fleurest un tuyau courbe , fort menu vers lebas , évasé en haut, & divisé en deux lè-vres & profondément échancrées. L’infé-rieure est découpée en trois parties aussiarrondies. L’ouverture du tuyau qui estentre ces deux levres , est toute décou-verte. Le filet du pistil qui est un peuplus long que les étamines , finit par unbouton verdâtre. Le calice est un tuyaulong de deux lignes , fendu profondé-ment en deux languettes arrondies , lé-gèrement cannelées ; c’est du fond de cetuyau que fort la fleur.

On en trouve souvent de deux fortes surle méme pié ; les unes font toutes blan-ches , 'les autres font couleur de rose ,tirant sur le purpurin avec les bords blan-châtres. Toutes ses fleurs ont l’odeur decelles du chèvrefeuille , & portent fur unembryon de graine. ( D. J. )

MORINGA , ( Hist. nat. Bot. ) arbredes Indes orientales qui ressemble au len-tifque par fa grandeur & par ses feuilles.Cet arbre est noueux , & a fort peu debranches ; son bois est très-caífant. Sesfleurs font d’une couleur verdâtre &ç bru-ne , elles ont le goût d’un navet. II pro-duit un fruit de la grosseur d’une ravequi a un pjé de longueur , il est blanc &moëleux e’n-dedans , & renferme de pe-tites semences vertes & acres. Ce fruitfe mange cuit. La racine de l’arbre estregardée comme un puissant ccntre-poi-fon dans les morsures des bêtes venimeu-ses , & comme un rernede dans les ma-ladies contagieuses.

MGRINGEN , ( Géog. ) ville des étatsd’Hanovre , dans la principauté de Ca-lemberg , au cercle de Basie-Saxe , enAllemagne. Elie est de la seconde classe

du