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la Martinique , près du bourg de la Tri-nité & de i’anse du Gallion. Vainementvoudrions - nous rejetter aujourd’hui cessortes de termes barbares, nous nous trou-vons forcés de les adopter. ( D. J■ )
Morné , adj. terme de Blason , il sedit des lions & autres animaux qui n’ont nidents , ni bec, ni langues , ni griffes, niqueue. Du Halgoet en Bretagne, d’azurau lion morné d’or.
MORNÉE, ( Maréchal. ) lance marnée.V . Lance.
MORNSHEIM , ( Géog. ) petite villed’Allemagne au cercle de Franconie dansle Hanenkam , fur la Seyt. Elle appartientà l’évéque d’A'ichstet. Long. 2ìf. 12. latit.49.10. (D. J.)
MOROCHTUS , MOROCHITES ouMORGCTES , ( Hist. nat. ) nom donnépar Pline à une espece de substance qui ser-voit à enlever les taches des habits. Ondit qu’elle étoit très-dure , très-pesante ,.douce au toucher , d’un blanc tirant sur legris & verdâtre. M. Hill croit que c’est laméme choie que la craie de Briançon , dansce cas ce seroit un vrai talc. V. Craiede Briançon. Boëce de Boot donne le•nom de morochtus à une pierre très-diffé-rente , les Allemands rappellent milehs-tein ou pierre de lait , parce qu’il en fort unsuc laiteux , il dit qu’on en trouve aussi denoires, il ajoute qu’ils’en trouve aussi deverdâtres , de couleur de miel, de blan-ches & de grises. On ne fait pas ce quetout cela signifie. Voye\ Boëce de Boot delapid. & gemmis. D’autres naturalistes ontregardé le morochtus comme une especed’argille durcie ou de fiéatite , & ayant une.consistence de pierre ; d’autres encore ontdonné ce nom à une craie ou marne durcie.
On voit par-là la confusion qui régnédans la nomenclature des substances fossi-les, faute de les avoir examinées en chi-miste. ( — )
MORON, ( Géogr. ) petite ville d’Ef-pagne dans l’Andalousie , au nord de 7 A-hara, dans une vallée des plus riantes'Scdes plus fertiles. Quelques géographes ontpensé que c’étoit YAruci de Ptolomée. ;mais YAruci de cet auteur est Aroche furJaGuadiana. Long. àeMoron , 13. 5. lat.
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- MOROSGI, ( Géogr. anc. ) ville d’Eí-: pagne, que Pline , liv. IV. chap. xx.
: donne aux Vardules. Le pere Hardouin• conjeóhire que ce pourroit être Saint-Sébajiien.
MORPETH , ( Géogr. ) ville à marchéd’Angleterre , dans le Northumberland.Elle envoie deux députés au parlement, &est fur le Wensbeck , à 10 milles N. deNewcastle, & 210. N. O. de LondresLong. 15.59. l Qt - iL.
MORPHASMUS , ( Art orchestiq. )engrecjaopíaa-^A espece de danse chez lesGrecs, dans laquelle on imitoit les trans-formations de Protée par un grand nombre,de figures.
MORPHÉE , ( Mythol. ) ministre, 011fi l’on aime mieux , fils du Sommeil & dela Nuit, habile , dit Ovide , à prendre ladémarche, le visage , l’air , le son de voixde ceux qu’il veut représenter : son nom.méme le prouve. Frere de Phobetor & daPhantase, mais beaucoup plus aimable ,il appaise les noir s soucis par les trompeu-ses illusions, & tient toute la nature dansun doux enchantement ; c’est lui qui répan-dant ses pavots fur les paupières appesan-ties , fait couler une vapeur divine danstous les membres fatigués ; il se plaît à en-voyer aux hommes les songes légers , quivoltigeant fans cesiè autour d’eux ; les flat-tent par les images les plus riantes , & re-poussent loin de leurs sens tout ce qui peutles réveiller avec trop de précipitation.Mais j’aime la peinture ingénieuse & forteque le poëte Rowe nous a faite du fils aînédu Sommeil. La voici :
Sdll vvhen tke golden sun vvithdravvs his teams,Aud drovvsy Nigth invades tke vveary vvorld ,Fortkflies tke god of drcams,fantastìck Morpheus\Ten thjusand tnimich Francìes fleet aroundhiem ,Subtile as air, and various in their natures :Eachhasten thoufand,thousand, diff’rentssorms,
In vvich they dance confus ’d before his Sleeper fIVhile the vain god langhs to behold what painJmaginary evils give Mankind. (J).J.)
MORPHO , ( littér. grecq. ) surnom deVenus, fous lequel elle avoit à Lacédé-mone un temple fort singulier , dont Pau-
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