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Tome vingt-deuxième.
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sanias n’a pas cubiié la description. C’é-toient proprement deux temples, Pun furPautre. Celui de deílbus c'toit dédie' à Vé-nus armée, & celui de dessus à Vénusmorpho. Dans ce temple supérieur, ladéesse étoit représentée voilée , avec deschaînes aux pieds ; image de ce que les La-cédémoniens deíiroient dansíeurs femmes,le courage , la fidélité, la beauté, & leursdésirs étoient remplis. Par Vénus morpho ,ils n’enrendoient autre chose que Vénus labelle , Vénus déesse de la beauté : pyçv',forma , la figure. ( D. J.)

MORPIONS , í. m. insectes plats qui£2 crampon ent à la chair avec tant de forcequ’on a de la peine à les déloger. Vus aumicroscope, ils ressemblent à de petitschancres , d’où on les a appellés plaBulce ,morpìones , pctolœ & peJJ'olatœ. Us Ratta-chent ordinairement aux aisselles , auxpaupières, aux sourcils, aux aines & auxparties naturelles.

Turner , dans ses maladies de la peau ,rapporte le cas suivant, comme un exem-ple de la maniéré dont on doit chassercette eípeee de vermine.

Un jeune homme étoit depuis long-temsincommodé d’une si grande démangeaisonau pubis & au scrotum , qu’il s’e'toit pres-que écorché les parties à force de se grat-ter. En examinant de plus près les racinesdes poils, j’apperçus dans les intersticesquelques morpions tellement cramponés àla peau, que je ne pus en arracher quetrois, pour le convaincre de la cause deson incommodité.

Comme la sensibilité des parties ne per-mettoit pas d’y appliquer les topiques or-dinaires , j’ai fait le médicament suivant :Prenez du vif-argent, deux onces ; du dia-pompholix , deux onces : faites-en un em-plâtre , & appliquez-le fur la partie.

J’assurai cet emplâtre avec un petit fuf-pensoir ; il s’en trouva soulagé au bout dequelques jours, & il n’óta jamais l’appareilfans y trouver des morpions morts.

J’ai fait tomber à d’autres , qui ne s’é-toient point écorchés, une centaine de mor-pions des aisselles & des parties naturelles,en appliquant dessus un linge trempé dansh lait du sublimé.

Cette efpece de vtrmine présage une

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mort prochaine à ceux qu’elle abandonne,à moins qu’on ne les ait obligés dc lâcherprise avec les remedes. Voye\ Pédicu-LAIRE.

MORRENOR , ( Hìst. nat. Botan. )petit arbre des Indes orientales; il produitun fruit assez gros appelle cunane , que lesIndiens font cuire , & qu’ils croient un re-mede contre les maux de tête.

MORRHA , MURRA ou M YRRHA,( Hìst. nat. ) nom donné par quelques au-teurs à la substance ou pierre dont on fhi—soit du rems des anciens les vases appellésva/a myrrhina , que quelques-uns croientavoir été une agate ou pierre précieuse,d’une odeur très-agréable , &de différentescouleurs. Martial dit pocuìa maculofa mur-rœ. Arrien appelle cette pierre k!9os u-.ppíx.V. l’article MlRRHINA.

MORRIS , f. m. ( Cotnm. hìst. mod. )nom propre d’une monnoie d’Eípagne. Lemorris étoit d’or, ce fut le roi Alphonsele sage qui le fit battre. Morris est dit parcorruption de Maravedis.

MORRUDE, voyei Rouget.

MORS , ( Geog. ) petit canton du Da-nemarck, dans Je Nord-Jutíand , & dansla préfecture d’Albourg. C’elt une iíle for-mée par le Lymfurt ; on lui donne troismilles de longueur , fur deux de largeur ;son sol est d’une extrême fertilité , & fa po-pulation est considérable. L’on y comptetrente-deux paroisses ; & l’on y trouve lapetite, mais commerçante, ville de Nickio-ping , dont deux autres du royaume por-tent le nom. ( D. G. )

MORS DU DIABLE , morfus diaboli yen Botanique , est une sorte de seabieuse ,qui a au bout de fa racine une eípeee defrange. On la nomme autrement feabieufe ,Voyei SCABIEUSE.

Ce nom lui a été donné à cause de sa ra-cine , qui semble avoir été mordue au bout Jce que dessuperstitieux attribuoient au dia-ble , comme s’il eût été jaloux que nouseussions une plante si salutaire. On la re-gardoit autrefois comme un bon alexiphar-matique, mais aujourd’hui on ne s’en sertpresque plus.

Comme le bord des trompes de Falloperessemble au bout de cette racine , il a éténommé de même. V. Failqpe.

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