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où ils perdent Paptitude à les renouvel-ler. On a vu qu’il n’est pas rare de revi-vre après deux ou trois jours; Texemplede myladi Roussel prouve qn’on peut êtrependant sept jours dans l’état de mortimparfaite. Il y a des observations incon-testables des noyés , qui ont resté trois,quatre , & cinq jours fous Peau. On litdans les mélanges des curieux de la natu-re , un fait attesté par Kunkel, touchantun jeune homme qui étant tombé dansPeau, n’en fut retiré qu’après huit jours,& Pechlin allure qu’un jeune homme futpendant plus de quarante-deux jours en-lève li sous les eaux , & qu’enfin retiré laseptième semaine , septimd demum heb-dommadâ extraclum , on put le rappellerâ la vie. Ces résurrections qu’on pourroitregarder comme des miracles de la mé-decine , pasteront pour des fictions , pourdes événements supposés, dans P esprit dequelques lecteurs, qui confondant les bor-nes du possible avec celles de leur con-noiffîmce , ignorent que le vrai peut biensouvent n’être pas vraissemblable.. Tousces faits , quelque merveilleux qu’ils pa-roiísont , n’ont rien que de naturel & deconforme aux loix de l’économie animale :les anciens avoient déja observé qu’onpeut rester fans pouls & fans respirationpendant très-long-temps ; ils ont mêmedécrit une maladie sous le nom d’àVm ,qui veut dire sans respiration , où ilsastùrent qu’on peut être pendant trentejours fans aucun ligne de vie , ne diffé-rant d’un véritable mort , que par l’ab-fence de la putréfaction. Il y a un traitégrec fur cette maladie , inpi t»s òLtvw ,que Galien , Pline , & Diogene de Laer-ce , croient avoir été composé par Hé-raclide de Pont, & que Celse attribue àDémocrite. Cet ouvrage fut fait à l’oc-cafion d’une femme qui reprit l’usage dela vie , après avoir été pendant sept joursfans en donner la moindre marque. L’hif-toire naturelle nous fournit dans les ani-maux des exemples qui confirment ceuxque nous avons rapportés : tout le mondefait que les loirs restent pendant toutl’hiver au fond d’une caverne , ou enter-rés sous la neige , fans manger & fansrespirer ; & qu’après ce temps lorsque la
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chaleur revient , ils sortent de Tengour-diísement ; parfaite image de la mortdans laquelle ils étoient ensevelis: plu-sieurs oiseaux passent aussi tout l’hiversous les eaux ; telles font les hirondellesentre autres, qui loin d’aller suivant Ter-reur populaire fort accréditée, dans desclimats plus chauds , se précipitent aufond de la mer , des lacs , & des rivières »& y passent ainsi fans plumes & fans viejufqu’au retour du printemps : lorsque lachute des feuilles annonce les approchesdu froid , dit un poète latin.
AvolatÇtúmnào) & se crédit aquis pracepsquefub.ìllas
Mersa ■, in dumòsá mortua valle jacetFlebilis: exanimis , deplumis ,nuda, neque ullam.
Vivifici partem mafia calons habensEt tamen huic redeunt in senfus muneravitœ ,Cum novus herbusam flosculus ornât humumfac.,David Herlicius » épigram. lib. VI.
M. Falconet, médecin de Paris, étanten Bresse , vit apporter une masse de terreque les pêcheurs avoient tirée de T eau ,& après l’avoir lavée & débrouillée, ilapperçut que ce n’étoit autre chose qu’utiamas d’hirondelles qui approchées du feuse déroidirent & reprirent la vie. On luiastùra qu’il n’étoit pas rare d’en pêcherde la sorte en cette province. Traité deVincertitude , &c. tome I. page 131. Tousces faits vérifient bien la remarque dePline , qui sert dsepigraphe à Touvrage», de M. Bruhier : “ telle est la condition» des hommes , dit ce savant naturaliste,o il font exposés à des jeux de hasard,n tels qu’on ne peut même se fier à la« mort r>.
Causes. II n’est pas possible de déter-miner quelles sont les causes qui occa-sionnent la mort, & quelle est leur ma-niéré d’agir, fans connoître auparavantcelles qui entretiennent cette continuité& cette réciprocité d’actions qui formentla vie. Voyei Vie , Economie ani-male. On peut regarder du moins dansThomme, & dans les animaux dont lastructure est à-peu-près semblable , la cir-culation du sang ou le mouvement ducœur & des artères, comme le signe le.