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point dans les nerfs qui s’y distribuent;ils ne me paroistent avoir d’autre usageque celui de produire & d’entretenir sonextrême & spéciale contractilité, prin-cipe fondamental & néceflaire de toutmouvement animal, Lfoy. SENSIBILITÉ.Le principal, 011 pour mieux dire Tuniquemoteur actif du cœur, est le sang quiy aborde , qui irritant les parois sensiblesdes ventricules, en détermine conséquem-ment aux loix de Tirritabilité les contrac-tions alternatives. Voye\ CdUR.. Ce queje dis du cœur doit s’appliquer aux artèresqui suivent les mêmes loix , & qui sem-blent n’être qu’une continuation ou unemultiplication de cet organe.
Toutes les causes de mort tendent à sus-pendre les mouvemens du cœur , les unesagissant fur les nerfs ou fur le cerveau ,attaquent & détruisent Tirritabilité, pa-ralysent pour ainsi dire le cœur, lerendent insensible à Timprestion du sang ,ou le mettent hors d’état d’exécuter lesmouvemens accoutumés ; les autres op-posent des obstacles invincibles à Texpul-sion du sang, ou empêchent son retourdans les ventricules. On peut compterquatre especes, quatre causes généralesde mort, ou quatre façons particulièresde mourir: i°. la mort naturelle ou devieillesse ; 2°. la mort violente; 3 0 . lamort subite ; 4°. la mort de maladie ,qui se rapportent aux deux causes pre-mièrement établies.
I. La mort de vieillesse est celle quiarrive naturellement aux vieillards décré-pits , par le défaut des organes propres à. cet âge , indépendamment de toute ma-ladie étrangère. Quelques auteurs austipeu aîi fait de la vraie morale que dela faine physique , pour trouver une rai-son de cette mort , ont eu recours à descauses finales toujours incertaines, à desvolontés expresses de Dieu ; ayant à expli-quer comment on mourait dans ces cir-constances , ils ont mal déterminé le pour-quoi : d’autres, austi mauvais physiciens,ont gratuitement attribué cette mort auxfatigues de 'Tame , au dégoût qu’ils lui ontsupposé de rester trop long - temps empri-sonnée dans notre frêle machine. Van-ìlel-mont l’adéduitde T extinction de la flamme
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vitale & du chaud inné : cette idée estdu moins plus naturelle, mais elle n’ex-plique encore rien. II reste à détermi-ner quelle est la cause de cette extinction.
On trouve dans la structure du corpshumain & dans l’examen de ses proprié-tés, des raiíbns très-simples de cettemort : on n’a qu’à observer les change-mens qui arrivent dans Torganisation ducorps & dans le méchanifme des fonctionslorsque Tâge augmente , on verra quedepuis le premier instant que Ton com-mence à vivre , les fibres deviennentplus fortes, plus ferrées, moins sensibles,moins irritables. Dans la vieillestè , laplupart des petits vaisièaux s’obliterent,les viscères se durciíïènt, les sécrétionsdiminuent, la peau n’est plus humectée ,la maigreur augmente de plus en plusjusqu’au point du marasme senile ; la cir-culation est plus lente , plus foible , bienmoins universelle que dans les enfans ;le pouls est dur, foible , petit, inégal,pour Tordinaire intérieur : lorsque la vieil-lesse devient décrépite, Tirritabilité di-minue considérablement ; les vaisseauxdeviennent plus ou moins durs : on ena vu près de Torigine du cœur qui avoientacquis la dureté de Tos du cartilage, despierres. Lorsque la mort est prochaine ,le pouls est intermittent, extrêmementlent & foible ; & ces caractères augmen-tent ainsi par nuances jusqu'à ce que,la sensibilité du cœur entièrement dé-truite , les forces tout-à-fait épuisées ,le mouvement de cet organe cesse, &ces vieillards meurent alors fans presques’appercevoir qu’ils cessent de vivre , lepassage de la vie à la mort n’étant pres-que pas sensible chez eux. On voir par-la que notre merveilleuse machine a celade commun avec toutes les autres ; quela maniéré dont les mouvemens s’y exé-cutent est une raison suffisante pour enempêcher la perpétuité : chaque momentde vie prépare & dispose à la mort. IIest facile d’appercevoir combien peu ondoit compter fur tous ces élixirs admi-rables , ces secrets précieux que des em-piriques ignorans ou fripons débitent pourprolonger la vie, pour rajeunir & con-duire à T immortalité-