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fuite & surpassèrent de beaucoup leursprédécesseurs par leurs ouvrages en cegenre de peinture. Cependant on s’en estdégoûté par plusieurs raisons.
il est même certain qu’on jugerait maldu pinceau des anciens, si l’on vouloit enjuger fur les mojaiques qui nous restentd’eux. Les curieux savent bien qu’on nerendrait pas au Titien la justice qui luiest due, si l’on vouloit juger de sonmérite par les mojaiques de l’église deS. Marc de Venise, qui furent faites surles desseins de ce maître de la couleur.Il est impossible d’imiter avec les pierres& les morceaux de verre dont les an-ciens se sont servi pour peindre en mo-saïque , toutes les beautés & tous lesagrémens que le pinceau d’un habilehomme met dans un tableau , où il estmaître de voiler les couleurs , & defaire tout ce qu’il imagine, tant parrapport aux traits que par rapportaux couleurs. En effet, la peinture enmojaique a pour défaut principal, celuidu peu d’union & d’accord dans les teintesqui sont assujetties à un certain nombrede petits morceaux de verre coloriés. IIne faut pas espérer de pouvoir , avec cetunique secours, qui est fort borné , expri-mer cette prodigieuse quantité de teintesqu’un peintre trouve fur fa palette, &qui lui sont absolument nécessaires pourla peifeClion de son art : encore moins,avec l’aide de ces petits cubes, peut-onfaire des pastages harmonieux. Ainsi lapeinture en mojaique a toujours quelquechose de dur : elle ne produit son effetqu’à une distance éloignée , & par con-séquent elle n’est propre qu’à représenterde grands morceaux. On ne connoît pointde petits ouvrages de ce genre, qui, vusde près, contentent l’œil.
II ne me reste qu’un mot à dire fur lamojaique des habitants du nouveau mon-de , faite avec des plumes d’oiseau. Quandles Espagnols découvrirent le continentde l’Amérique , ils y trouvèrent deuxgrands empires florissants depuis plusieursannées, celui du Mexique & celui du Pé-rou. Depuis long-tems on y cultivoit l’artde la peinture. Ces peuples, d’une patience& d’une subtilité de main inconcevables ,
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avoient même créé l’art de faire une es-pece de mojaique avec les plumes des oi-seaux. 11 est prodigieux que la main deshommes ait eu astèz d’adrestè pour ar-ranger & réduire en forme de figures colo-riées tant de filets différents. Mais commele génie manquoit à ces peuples, ils étoient,malgré leur dextérité-, des artistes gros-siers : ils n’avoient ni les réglés du desseinles plus simples , ni les premiers principesde la composition , de la perspective &du clair - obscur. ( Le Chevalier deJavcourt. )
M O S B A C H , ( Ge'og. ) petite villed’Allemagne , dans le Palatinat , chef-lieu d’un bailliage fur le Niéker. Long.2 6. 30. lat. 49. 33.
Mosbach est la patrie de Nicolas Cîf-ner , connu par lès opujcula hijìorico& politico philologica , qui renfermentdes pieces utiles fur la jurisprudence &I’histoire d’Allemagne- 11 mourut à Plei-delberg en 1383 à 34 ans.
MOSBOURG ou MOSBURG, {Ge'og.)petite ville d’Allemagne en Bavière, auconfluent de l’Iser & de l’Amber, à deuxmilles O. de Lanshut, & à pareille dis-tance de Frisingen. Long. 29. 40. Lat.48. 33.
MOSCHATELLINE , f. f. ( HiJÎ. nat.tìotan. ) cette petite plante forme ungenre particulier dont on ne connoît qu’uneeípece nommée moJchateUinajoliis juma-riœ bulbojœ , par J. B. 3. 206. Ranun-culus numerojus moíchatellina dicbus ,par C. B. P. 178.
Sa racine est longue d’environ un pouce,blanche , couverte de petites écailles ,creuses en-dedans, d’un goût douçâtre.De fa racine s’élevent deux ou trois queueslongues comme la main , menues, molles,vertes - pâles , soutenant des feuilles dé-coupées comme celles de la íumeterre ,bulbeuses, d’un ver-de-mer. II fort d’en-tr’elles un pédicule qui porte à fa cimecinq petites fleurs de couleur herbeuse ,composée chacune d’un seul pétale , avecdes étamines jaunes qui en occupent lemilieu. Toutes ces fleurs ramassées en-semble représentent un cube sans base ;elles ont , ainsi que les feuilles dans lestemps humides, une odeur de musc. Lors-