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Tome vingt-deuxième.
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zzo MOT

Les tables arabiques font bien diffé-rentes, car elles donnent à Mosul 77 degrés 1de longitude, & 34 50 de latitude septen-trionale.

MOSYLON, ( Géog. anc. ) promontoire& port de PEthiopie, íbusl’Égypte. Pline,lìv. VI, c. xxix ; appelle le port Mojsylicus,Sc le promontoire Mojsylicum. Le P. Har-douin dit que le promontoire est aujour-d’hui le cap de Gardafu.

MOSYNIENS ou MOSYNŒCIENS,

( Géog. anc. ) en htin Mosinxci ; par Pto-lomée Moxiani ; par Pline , liv. VI, chap.iv, Mojsyni, & par quelques auteurs Mo-syni, nom deeertains peuples montagnardsqui logeoient dans des tours de bois, &qui étoient du voisinage du Pont-Euxin ;leur nom veut dire la même chose queturricohe. Mêla, Scrabon , Apollonius, &sur-tout Xénophon , nous apprennent plu-sieurs particularités fort étranges de cespeuples barbares. Ils ne vivoient que de.glands & de la chair des bêtes sauvagesqu’ils tuoient à la chasse ; ils s’imprimoientdes marques fur tout le corps, commefont de nos jours plusieurs Indiens ; ils neconnoiffoient aucune loi de pudeur & dedécence dans toutes les actions naturelles ;mais une chose unique dans l’hiítoire, leurplus haute tour servoit de demeure au roiqu’ils élisoient , & qui étoit le plus mal-heureux des hommes ; ils le tenoient nuit-& jour fous une forte garde ; il falloir qu’ilterminât tous leurs différends comme juge :si néanmoins il lui arrivoit de mal juger ,ils l’emprisonnoient, &c suivant la naturedes cas, le laiffoient plus ou moins long-temps fans lui donner de nourriture. (O. /.)

MGSYNOPOLIS , ( Géog. anc. ) villeque Nicétas & Cédrene mettent dans laThrace, chez les Mosynoeci ou Mojsyni dePline, c’est-à-dire , peuples qui habitoientdans des tours fur les bords du Pont-Euxin. Voyei MOSYNIENS. { D. J.)

MOT, f. m. ( Log. Gram. ) il y a trois‘choses à considérer dans les mots, le maté-riel , l’étymologie , & la valeur. Le ma-tériel des mots Comprend tout ce qui con-cerne les sons simples ou articulés qui cons-tituent les syllabes qui en font les parties‘intégrantes, & c’eíí ce qui fait la matière

des antcies Son ., Syllabe, Accent,

MOT

Prosodie , Lettres , Consonne ,Voyelle, Diphtongue, ùc. L’étymo-logie comprend ce qui appartient à la pre-mière origine des mots, à leurs générationssuccessives & analogiques, & aux diffé-rentes altérations qu’ils subissent de tempsà autre, & c’est la matière des artielesEtymologie, Formation , Onoma-topée, MÉTAPLASME avec ses efpeces,

Euphonie , Racine, Langue. Articleif, § 2a &c.

Pour ce qui concerne la valeur des mots,elle consiste dans la totalité des idées quien constituent le sens propre & figuré. Unmot est pris dans le sens propre lorsqu’il estemployé pour exciter dans Pesprit l’idéetotale que I’usage primitif a eu intentionde lui faire signifier : & il est pris dans unsens figuré lorsqu’il présente à Pesprit uneautre idée totale à laquelle il n’a rapportque par l’analogie de celle qui est l’objetdu sens propre. Ainsi le sens propre estantérieur au sens figuré , il en est le fonde-ment ; c’est donc lui qui caractérise la vraienature des mots , & le seul par conséquentqui doive être l’objet de cet article : cequi appartient au sens figuré est traité auxarticles FIGURE, T ROPE avec ses efpeces, & c.

La voie analytique & expérimentale meparoît à tous égards & dans tous les genres,la plus sûre que puisse prendre Pesprit hu-main pour réussir dans ses recherches. Ceprincipe justifié négativement par la chûtede la plupart des hypothèses qui n’avoientde réalité que dans les têtes qui lesayoient conçues , & positivement parles succès rapides & prodigieux de laphysique moderne, aura par-tout lamême fécondité , & l’application n’enpeut être qu’heureufe, même dans les ma-tières grammaticales. Les mots font com-me les instrumens de la manifestation denos pensées : des instrumens ne peuventêtre bien connus que par leurs services ;& les services ne se devinent point, on leséprouve ; on les voit, on les observe. Lesdifférons usages des langues, font donc ,en quelque maniéré, les phénomènes gram-maticaux, de Pobservation desqueis il fauts’élever à la généralisation des principes &caux notions universelles.

Ot le premier coup - d’œil jeté fur les