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par Magalotti son neveu , & ensuite parM. de Villeroi, qui contraignit finalementle gouverneur de la place à se rendreen 1644. La capitulation pouoit, qu ellene seroit rasée , ni démantelée ; mais cetarticle ne fut point observé. On rasa laMotte de fond en comble; on ruina plu-sieurs particuliers innocens par cette in-digne action ; & la reine-mere flétrit Jamémoire en violant la parole donnée.Voyez l es mémoires de Beauveau. ( D. J. )è MOTTER, la, ou MOTTERN, {Geog.jriviere de France en Alsace. Elle prend sasource dans les montagnes de Vosge , & sejette dans le Rhin , proche Drouzenheim.
MOTTEVILLE , Mattevilla ( Géogr. )ou Mauteville-l’Eneval , village àtrois lieues & demie de Caudebec, à unelieue & demie d’Yvetot, fur nommé d'E-neval , parce qu’il a appartenu long-tempsaux seigneurs de ce nom , & pour le dis-tinguer de Mottevìlle furie D urdan. En 1 o y 6jRaoul-de-Varenne & Emerie sa femme ,cédèrent cette église à l’abbaye de Sainte-Catherine de Rouen ; le seigneur présenteà la cure. Nicolas Langlois , premier pré-sident à la chambre des comptes de Rouen,y fonda, en 1638 , 1 a collégiale de Saint-Michel, qui a fix prébendes & un doyen-■curé.
Françoise Bertaud, née en Normandieen 1615, en épousant Nicolas Langlois,seigneur de Mottevìlle , a rendu ce nomcélébré par ses mémoires pour servir a l'his-toire d'Anne d'Autriche t dont elle étoit laconfidente ; ils ont paru en 6 vol. in-ix ,en 1731.
Cet ouvrage curieux est plein d’une grandeconnoissance de l’intérieur de la cour & dela minorité de Louis XIV. L’auteur fut dis-gracié par le cardinal de Richelieu , jalouxdes favorites de la reine-mere ; mais aprèsla mort de ce redoutable ministre, madamede Monteville fut rappelée par la reine Anne,déclarée régente, & par reconnoistance elleécrivit ses mémoires : elle mourut à Parisen 1689 à 74 ans ; les agrémens de sonesprit & de son caractère lui avoient conciliél’amitié de la reine d’Angleterre , veuve deCharles I, qui avoir pour elle la confiancela plus intime. ( C )
MOTYCA, (Géog.anc.) ville de Sicile,
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prés du promontoire Pachynus, selonPtolomée. Pline , lìb. III , chap. viij ,nomme les habitans de cette ville Muty-cenfes ; & Cicéron appelle le territoireMútyenfis ager : mais vraisemblablementle copiste a oublié Je c. Cette ville estaujourd’hui connue sous le nom de Modica.
MOU
MOU, adj. pris substantivement, ( Gram.&• Cuisine. ) II ne se dit que du poumon deveau, qu’on appelle à la boucherie moude veau.
MOU AB ou MOAB, ( Géog .) selon M.de l’Iste , nouvelle petite ville de l’Arabieheureuse, fondée par le roi d’Yeme*i en1710 , dans un terroir fertile, entre Damar& Sanaa, fur la pente d’une petite mon-tagne. Le roi d’Yemen fait son séjourdans une maison de plaisance qu’il a bâtieau haut de la même montagne. Long. 64.40, lat. 14
MOUCET , Vovez MíNEAU.
MOUCHACHE , s. f. ( mjl. desdrog. )nom vulgaire d’une espece d’amidon quel’on fait dans les Istss avec du suc de maniocbien desséché au soleil, où il devient, blanccomme neige. Le suc récemment tiré dumanioc , a un petit goût aigrelet, & estun vrai poison , qui perd néanmoins toutesses mauvaises qualités, ou en vieillissant,ou parle feu; de forte que las sauvages,après savoir gardé & desséché, en mettentfans aucun accident dans les fausses qu’ilsfont bouillir, & dans presque tous leursgâteaux. ( D. J.)
MOUCHE , í. f. mufca , ( Hijl. nat. )insecte qui a des ailes transparentes. Lamouche différé du papillon en ce que fesailes ne font pas couvertes de poussière :elle différé des scarabées, des sauterelles &de plusieurs autres insectes ailés, en ce quases ailes n’ont point de fourreau ou decouverture particulière , & qu’elles peu,-vent seulement s’en servir quelquefois le$unes aux autres. Les mouches ont une tète,uncorcelet, un corps; la tête tient ordi-nairement au corcelet par un cou assezcourt, & fur lequel elle peut souventtourner comme sur un pivot : les ailes fontattachées an corcelet ; A lorsqu’il y a deux