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Tome vingt-deuxième.
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3 MOT

tere distinct , ne pourroit manquer cfêtre

fastidieuse Sc insupportable.

Le récitatif ne doit être qu’une décla-mation notée; ainsi il ne peut avoir nimotif, ni mesure, deux choses essentiellesà Pair ; la maniéré de le débiter ne peutdonc être transmise que par tradition ;mais il imite par la variété des inflexions& des tons, toutes les variétés du discours

du dialogue : & pour bien faire le réci-tatif, il ne faut pas souvent moins degénie, que pour faire un bel air. Austì tousles grands maîtres ont écrit le récitatifd’une maniéré supérieure ; & Pergolesi &Hasse , fl sublimes, fl profonds dans leursmotifs , font encore étonnans dans leurmaniéré d’écrire le récitatif.

La musique instrumentale suit les réglés& les principes de la musique vocale. IIfaut, à chaque morceau, outre le caractèredu mouvement , son motif & son idéeprincipale qu’il faut conduire & destineravec le même goût & la même intelli-gence. La nation qui chante le mieux ,aura la plus belle musique instrumentale ;austi lorsque la musique instrumentaled’une nation est reconnue supérieure onpeut parier pour l’excellence de sa musiquevocale.

Le génie de la musique demande peut-être plus de délicatesse & plus d’élévationqu’aucun autre art. II a je ne sai quoi dedivin ; mais ses effets disparaissent commeJ’éclair du feu du ciel, & ses ouvrages nerésistent point au temps. Nous ne connois-sons que par l’histoire les effets prodigieuxde la musique ancienne ; dans cent ans,peut - être , on ne connoîtra que par ouïdire , les chefs-d’œuvres de tant de grandsmaîtres de notre sieele. On retrouvepar - tout également, & dans le marbresolide , & dans le son fugitif, la vanitédes choses humaines, &c. ( Article de M.Grimm.)

MOTIR , ( Géog. ) iíle des Indes orien-tales , une des Moluques, entre celles deGilolo à l’orient, des Celebes à Poccident,de Tidor au septentrion & de Machian aumidi. Elle n’a que 4 lieues de tour. Long.144 , 40; lat. xo.

MOTRICE , féminin de moteur , sedit d’une puissance ou force qui a le

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pouvoir ou la faculté de mouvoir. VoyerMouvement , Forge & Accéléra-trice.

MOTRIL , ( Géog. ) petite ville d’Espa-gne , au royaume de Grenade , avec unport, à r 1 lieues espagnoles S. E. de Gre-nade. Quelques auteurs conjecturent quec’est l’ancienne Hexi , ou Sexi , dont leshabitans s’appeloient Sexitains. Son terroirproduit d’excellens vins. Long. 14,5 7; lat.3 S > LL.

MOTTE, f. f. en général, petite éléva-tion de terre labourée ou non.

MOTTE , ( Jardin. ) est une grosseur deterre adhérente aux racines d’un arbre , &qui les conserve ; ce qui dispense d’en cou-per la tête. Voy. Lever.

C’est austi la terre qu’on laisse au piédes fleurs que l'on leve fur la couche, &qui est si nécessaire à leur reprise que quandelle vient à s’ébouler, les jardiniers regar-dent la plante comme perdue, & la mettentau rebut.

Motte , ( Faïanc. Pot.) masse de terreépluchée, marchée, & prête à être misesur le tour pour y prendre la forme d’unvaisseau.

Motte a BRULER, terme de Tanneur ,c’est uneespecede pain rond &plat, qu’onfabrique avec du tanné qu’on foule avec lespiés dans un moule.

Le petit peuple & les pauvresse serventde mottes pour faire du feu, parce qu’elles sevendent à bon marché & qu’elles conserventlong-temps la chaleur lorsqu’elles font em-brasées.

MOTTE , terme de Chasse S" de Fauconnerie,prendre motte, se dit d’un oiseau qui ,au lieu de se percher sur un arbre , se poseà terre.

Motte , ( Géogr. ) nom par lequel lesFrançois désignent une petite élévation ,& qu’ils ont ensuite étendu à des villes ,bourgs , châteaux, villages ou maisons decampagne situés fur quelque éminence. Jene parlerai cependant que de la feule villenommée la Motte en Lorraine , dans lebailliage de Bastìgny, aux frontières de laChampagne, & à une lieue de la Meuse.Cette ville passoit pour une place impré-nable par sa situation au haut d’un rocherescarpé. Le cardinal Mazarin la fit assiéger