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semelles, & leur servent â percer & àentailler les corps dans lesquels elles dépo-sent leurs œufs. La plupart des mouchesfont ovipares ; mais il y en a qui font vivi-pares, qui mettent au jour des versvivans. Certaines efpeces de mouches nefont distinguées que par la grandeur. II yen a qui font solitaires, d'autres vivent ensociété comme les guêpes, les abeilles,&c. Voyelles mém. pour servir à l’Hifl. mu.des injecî. par M. de Reaumur, tom. IV ,dont cet extrait a été tir é. Vcye^ INSECTE.
Mouche CORNUE , taurus volans,( Hijl. nat.) scarabée de l’Amérique & desilles Antilles, dont le corps est presqueaussi gros qu’un petit œuf de poule un peuapplati , ayant comme tous les autres sca-rabées , des ailes fort déliées recouvertespar d’autres ailes en forme de coquilles,d’une substance seche , aílez ferme, très-liste , luisante, d’une couleur de feuillemorte tirant sur le verd & parsemée depetites taches noires ; le reste du corps estd’un beau noir d’ébene très-poli, & prin-cipalement garni à la partie postérieured’un duvet jaune disposé en forme de frange.L’animal a six grandes pattes, dont quatreprennent naissance au-dessus de la poitrine,& les deux autres font attachées au milieude la partie inférieure de l’estomac ; ellesse replient chacune en trois partiesprincipales par de fortes articulations,dont quelques-unes sont armées de pointestrès-aiguës ; les extrémités de ces pattesfont terminées par trois petites griffescourbées en crochet, très-piquantes, &«.'accrochant facilement à tout ce qu’ellesrencontrent. La tête de cet insecte paroi tcomme étranglée & détachée du corps ;elle a d.ux gros yeux ronds, demi sphéri-ques , de couleur d’ambre, très-clairs &sixes : la partie qui est entre ces yeuxs’avar ce beaucoup, & s’étend d’envircndeux pouces & demi, formant une grandecorne noire, três-polie, recourbée en-dc-slùs, garnie de quelques excrescencesde même matière, & terminée par deuxfourchons disposés l’un au-devant del’autre.Le dessus de la tête est emboîté dans uneefpece de calque large d’un pouce, s’a-longeant par-devant comme un grand becun peu courbé, long à peu-près de trois
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pouces & demi, garni de deux éminencespointues, disposées des deux côtés versles deux tiers de fa longueur ; le dessus dece bec est d’un beau noir, auffi lustré quedu jais poli ; mais le dessus est creusé parune petite rainure toute remplie d’un poilras très-fin, de couleur jaune , & plusdoux que de la soie, & un peu usé dans lapartie de ce bec qui s’approche de la corneinférieure dont on a parlé. Tout l’animalpeut avoir six pouces de longueur d’uneextrémité à l’autre : il vole pesamment,& pourroit faire beaucoup de mal s’ilrencontroit qu’elqu’un dans son passage.M. le Romain.
Mouches luisantes , autrementnommées bêtes à feu , c’est un petit insectedes pays chauds de l’Amérique, moinsgros, mais plus long que les mouches ordi-naires , ayant les ailes un peu fermes, d’ungris-brun, couvrant tout le corps de l’ani-mal. Lorlqu’il les écarte pour voler, &qu’il découvre fa partie postérieure, onen voit sortir une clarté très-vive & très-brillante, qui répand fa lumière fur lesobjets circonvoisins. Ces mouches ne paroissent que le soir aprèsje coucher du soleil.Les arbres & les buissons en font touscouverts, principalement lorsqu’il a beau-coup plu dans la journée ; il semble voirautant d’étincelles de feu s’élancer entreles branches & les feuilles.
L’istede la Guadeloupe en produit d’uneautre sorte beaucoup plus grosses que lesprécédentes , dont la partie postérieurerépand une plus grande lumière, qui setrouve fort augmentée par celle qui sortdes yeux de l’animal. M. ze Romain.
MOUCHE-A-MIEL & MIEL , ( Econ.ruft. ) Tout n’est pas dit fur le compte desabeilles. Beaucoup des traits de leur indus-trie & de leurs sentimens ont échappé à lapatience & à la sagacité des observateurs.Mais connût-on tout ce dont elles sontcapables dans un climat, on n’auroit pasdroit de conclure qu’il en est de mêmedans tous les autres. La différente tempé-rature de l’air faisant varier leur conduitepour leur conservation, & pour augmenterle nombre des essaims &c la quantité dumiel ; c’est pour aider à étendre leurs bien-faits que pourront servir lçs observations