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Tome vingt-deuxième.
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à celles d’une autre année ; mais le faitde changement de couleur annuelle ; oupresque annuelle de ces petits oiseaux ,passe pour certain.

II paroît aussi que parmi nos poules lacouleur du plumage souffre quelquefois dansla mue, des changemens astèz pareils àceux qui font regardés comme une singu-larité dans le plumage des bengalis. M. deRéaumur avoir une poule dont les couleurschangèrent annuellement, en passant parla couleur noire. II avoir un coq dont lamue produisit un plumage successivementroux, ensuite noir, puis blanc, & fi-nalement le blanc devint d’un brunclair. (D. J.)

Mue , ( Jurisprud.) vieux terme de pra-tique , qui vient du verbe mouvoir. Mue deplaids, c’est-à-dire, le commencement d’unprocès, Faction d’en intenter, ou ce quiy donne lieu. (A)

Mue , en terme de Vannier , c’est unegrande cage , ronde & haute, fous laquelleon peut enfermer toutes sortes de vo-lailles.

MUER, v. neUt. ( Gram.) Voye^sarticleMue.

Muer, ( Marrçhallerie. ) fe dit des che-vaux à qui le poil tombe , ce qui leur arriveau printemps & à la fin de l'automne. Muerfe dit austi de la corne ou du pié , lorfqu'illeur pousse une corne nouvelle. Quand uncheval mue du pié , il faut que le maréchallui donne une bonne forme par la ferrure ,autrement les pies deviennent plats & enécaille d huitre.

Muer , (Géog. ) riviere d’Allemagnedans le duché de Stirie. Elle a fa sourcedans la partie orientale de l’archevéchéde Saltzbourg , & se jette dans la Drave.(D,. J.)

MUERAW , ( Géog. ) Murœla , villed’Allemagne dans la Stirie , fur la Muer ,aux confins de l’archevêché de Saltzbourg,à 45 lieues de Strasbourg. Long. 33 , 25.lat. 57, 30. (D. J.)

MUET , f. m. (Gram.) qui n’a point euJ’ufage de la parole, ou qui l’a perdu. Lessourds de naissance font muets.

Ce n’est point d’aujourd’hui qu’on voitconfirmer par expérience la possibilité dePart si curieux d’apprendre à paîler aux

MUE

muets. Wallis en Angleterre , Amman enHollande , Pont pratiqué avec un succèsadmirable dans le siécle dernier. Lesouvrages de ces deux savans font connusde tout !e monde. II paroît par leur témoi-gnage qu’un certain religieux s’y étoit exercébien avant eux. Emmanuel Ramirez deCortone, & Pierre de Castro espagnol ,avoient aussi traité cette matière long-temps auparavant, & nous ne doutonspoint que d’autres auteurs n’aient encoreécrit & publié des méthodes fur cet article.II est cependant vraisemblable que c’est leP. Ponce, espagnol , mort en 1584, quia inventé le premier l’art de donner laparole aux muets ; mais il n’a pas enseignéfa méthode , comme ont fait Amman &Wastis. M. Perreire, né en Espagne, doitaussi la sienne à son génie : on peut voir sessuccès dans l’histoire de l’académie dessciences. (D. J.)

Muet , adj. (Gram.) cette qualificationa été donnée aux lettres par les grammai-riens , en deux sens diffirens ; dans lepremier sens, elle n’est attribuée qu’à certai-nes consonnes, dont on a prétendu carac-tériser la nature ; dans le second sens, elledésigne toute lettre, voyelle ou consonne ,qui est employée dans Porthographe, fansêtre rendue en aucune maniéré dans la pro-nonciation.

I. Des consonnes appelées muettes. " Lesgrammairiens ont accoutumé dans toutesles langues de faire plusieurs divisions &subdivisions des conformes ; & la divisionla plus commune à Pégard des langues mo-dernes , est qu’ils en distinguent les con-sonnes en muettes & en demi - voyelles ,appelant muettes toutes celles dont le nomcommence par une consonne , comme b ,c, d, g, k,p,q, t, & demi-voyellestoutes les autres, comme/, h , /, m , n ,r, f, x t>. Régnier , gramm. franç. in-n,P*g- 9 -

Cet académicien abandonne cette divi-sion , parce qu’elle n’est établie , dit-il, furaucune différence fondée dans la nature desconsonnes.

En effet, s’il ne s’agit que de commencerle nom d’une consonne par cette consonnemême pour la rendre muette , il n’y en apas une qui ne le soit dans le siltême de