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Tome vingt-deuxième.
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il faut plaquer au dessus & au dessous unpeu de papier enduit d’une composition decire vierge , de poix blanche & de térében-thine. Cette précaution, que,je tiens deM. íe Payen , de la société royale deMetz , est de la plus grande importance ;elle empêche l’écorce d’autour de l’éculfonde se retirc-r & se recroqueviller : accidentqui donnant de l’air aux bords de Pécusson ,nuit extrêmement à la reprise. Lorsquevous aurez plaqué votre papier enduit audessus , au dellous & pour mieux faireencore, aux bords latéiaax de Pécusson,vpus lierez avec de la laine. Cela fait ,vpus ôterez à deux pouces au dessus uncerne d’écorce : cela sert à arrêter lafevedans voue écusson , fans toutefois l’ensurcharger , puisqu’il en passe une partiedans les canaux ligneux qui soutiennentla partie supérieure dans un état de végé-tation encore pendant quelque temps.Lorsque Pécusson aura poussé de deux outrois pouces, vous délierez. On peut laisserle papier.

Dans nos provinces froides, la meilleuresaison pour la transplantation du mûrier estle mois de mars & les premiers jours d’avril.Lorsqu’on les plante en automne, souventla racine se chancit ; mais il est bon defaire les trous quelques mois d’avance , sice n’est dans les terrains bas, à cause dePeau dont ils fe rempliroient. Les trousdoivent être larges & peu profonds. IIvaudra mieux former un olestre plat aupié du mûrier avec de la terre rapportée,que de le trop enfoncer. Voyt\ PLANTA-TION. II fera bon de mettre de la litiereou des feuilles feches, des rognures de buisou autre chose semblable au pié de vosmûriers lorfcju’ils seront plantés, & de lesarroser par de grandes sécheresles.

Le mûrier aime les terres onctueuses,profondes , fertiles & un peu humides.Pour qu’il donne beaucoup de feuilles, ilfaut recouper quelquefois ses branches.Cn fait des haies de mûrier qui donnentleurs feuilles plutôt que les arbres, maiselles gèlent aussi plus aisément au printemps ;on en peut former des buissons, des taillis,& en mettre dans les ren ifes. Les muners jdoivent être tenus bas pour la commodité |de la cueillette. Miller eordeà de couper í

MUR

au ciseau les jeunes bourgeons du mûrier lau lieu d’en arracher les feuilles, commeon fait d’ordinaire : il prétend que lesarbres en souffrent moins. II ne faut dé-pouiller les mûriers que lorfqu’ils ont acquistine certaine force. Pour bien faire, on doitle, laisser reposer un an. Une précautiontrès-eílcntielle encore , c’eíì de laisser deuxou trois branches supérieures fans les dé-pouiller. C’est tout ce que nous dironsd’un arbre fur lequel on a écrit de gros. volumes.

La troisième efpece est le mûrier deVirginie, à feuilles larges j je l’ai reçu fousle nom de mûrier de la Louisiane. Sonécorce est noirâtre ; ses feuilles ressemblentà celles du mûrier noir , mais elles fontplus âpres au toucher ; le dessus est relevépar petites bosses , comme du chagrin : leverd en est assez gai ; elles font ovaleslongues ; leur largeur est de près de troispouces, & leur longueur de six ou sept.C’est un superbe feuillage : il est dans. toute fa fraîcheur en septembre ; ainsice mûrier fera un bel effet dans les bos-quets d’été. Miller dit qu’il ne s’éculíonneni fur mûrier noir , ni fur mûrier blanc :nous avons éprouvé le contraire.

Le mûrier de la Chine. C’est un petitarbre dont l’écorce est grise & velue dansles jeunes branches. II fe charge à la find’avril d’une quantité prodigieuse de longschatons, les feuilles tantôt entieres, tantôtéchancrées diversement, sont très-larges,épaisses , velues, & d’un verd tirant fur leglauque terne ; son beau feuillage doit luidonner entrée dans les bosquets d’été , oùil fait un très-bel effet. On le multipliaaisément de marcottes ou de boutures, onle cultive à la Chine & au Japon pourson écorce , dont on fait du papier ; ilsen font des plantations fur les coteaux &cles montagnes, où ils le disposent à peuprès comme une oferaie. En automne,ils coupent les bourgeons de l’annéepouren enlever l’écorce. Kaempfer dit que lefruit est plus gros qu’un poids, & entouréde longs poils purpurins : en mûrissant itdevknt d’un pourpre noir. II est plein d’unI jus fort deux.

| Le mûrier de Campêche est celui dontí se servent les teinturiers , & qui est connu