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Tome vingt-deuxième.
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toujours blanches, que l’on trouve cons-tamment dans la partie du muscle attachéeì l’os, & souvent fur une grande partiede la surface, & même dans 1 intérieur dumuscle. L’estomac des oiseaux granivores,qui n’est attache' à aucun os, a cependantfur la surface des fibres tendineuses : pourte cœur, la langue, l’utérus de l'homme,Sc la matrice plus mufculeufe encore desquadrupèdes, l’œsophage , l’estomac , lesintestins, la veille, les sphincters des lè-vres , de l’anus & du vagin, ils font fanstendon & fans fibres tendineuses. Les in-sectes n’ont rien qui distingue le muscled’avec le tendon.

La surface des muscles, sur laquelle po-sent d’autres muscles considérables , esttrès-souvent couverte d’un plan de fibrestendineuses. De certains muscles , &c ce fontdes plus robustes, en ont dans leur inté-rieur , comme le mafleter, le temporal. Lapartie attachée à l’os est , où entièrementtendineuse , ou du moins mêlée de beau-coup de fibres de cette classe. Les musclesqui passent fur des articulations , qui vontLux extrémités, & sur-tout aux mains &sux piés , se changent en tendons. Quel-ques muscles ont des inscriptions tendi-neuses; ce font des lignes luisantes plusou moins larges qui traversent le mus-cle. Tel est le droit du bas-ventre, lesternohyoïdien , le sternothyréoïdien.D’autres muscles encore ont une portiontendineuse entre deux portions char-nues , commeledigastrique, lecoracohyoï-dien.

Le tendon est essentiellement plus grêleque la partie charnue du muscle ; ses fibresfont inférieurement-plus serrées, le tissucellulaire, extrêmement fin & fans graisse ,les vaisseaux très-petits & les nerfs inci-íìbles. La cellulosité vasculeufe qui enve-loppe tout le tendon , porte le nom degaine. Il y a des tendons, comme le biceps,qui dans leur intérieur renferment unecolle.

On a disputé sur l’origine des fibrestendineuses ; on les a regardées comme lacontinuation des fibres charnues, deve-nues plus grêles par le défaut de graisse &de gros vaisseaux. 11 y avoìt long-tempscependant que j’avois reconnu que le ten-

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don du plantaire est évidemment formépar un tissu cellulaire, qui se laisse éten-dre jusqu’à former une membrane, dontles petites lames celluleuses font très-re-connoissables. Mais on a perfectionné cetteobservation , en macérant des muscles avecleurs tendons. On a trouvé la fibre mus-culaire invariablement la même, mêmeâpres la plus longue macération, au lieuque la substance tendineuse a changé denature , s’est gonflée, & s’est dissoute évi-demment en cellulosité. C’efí une décou-verte dont on a l’obîigation à M. Mofcati.

Dès que le tendon est cellulaire , il n’estpas surprenant qu’il ne soit ni sensible niirritable. II suit la contraction des muscles ysans changer lui-même de longueur ; au-cun poison chymique, aucune blessure nele peut forcer à se contracter.

L’insensibilité des tendons £i été com-battue : mais tant d’expériences l’ont con-firmée , que cette question peut être re-gardée comme décidée. Nous en parleronscependant à l 'article SENSIBILITÉ.

, Quoi que les fibres tendineuses soientd’une nature différente de celle des fibrescharnues , elles n en font pas moins intime-ment attachées à ces fibres. Des auteursrespectables ont cru voir même qu’elles leurétoient continues dans le diaphragme;mais une liaison exacte faite par une cel-lulosité fort courte, ne peut pas être aisé-ment distinguée de la continuité, quoiqu’ily ait effectivement dans ce mucle & dansceux qui font traversés par des inscrip-tions tendineuses, des flammes alternativesde fibres charnues, qui se prolongent entreles fibres tendineuses, & qui réciproque-ment laissent des intervalles pour recevoirdes fibres tendineuses prolongées.

La différente maniéré dont les fibres,tendineuses font attachées à la partie char-nue du mujele, a donné lieu à ces dénomi-nations particulières. On a nommé penni-formes Jimples des muscles dont le tendonreçoit plusieurs paquets défibrés charnues,parallèles entr’eux , & qui font avec letendon des angles aigus contre la fin dutendon & contre l’origine du muscle. Lesmuscles penniformes peuvent être doubles,quand les paquets charnus s’y attachent ducôté droit & du côté gauche. Us sont com.-